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Guinée : Déclaration des Partis : Dyama - PDA - RPG

 vendredi 08 septembre 2006   

Depuis un bon moment, l’espace public médiatique guinéen est dominé par une litanie de commentaires autour d’un soit disant dialogue politique entamé entre le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation et certains partis politiques de la place, dans la perspective des prochaines élections législatives.

Pour les partis signataires de la présente Déclaration et pour l’écrasante majorité des populations guinéennes, il ne saurait en être ainsi. En effet, les élections législatives à venir ne constituent pas une priorité dans l’ordre des préoccupations du Peuple de Guinée. Le seul dialogue qui prévaut aujourd’hui se résume comme suit :

« Comment mettre fin à la descente aux enfers imposée aux populations guinéennes par le régime du Général Lansana CONTE ».

Tout autre sujet de débat dans le contexte d’une crise généralisée, sans précédent dans l’histoire du pays, n’est que simple diversion.

Les signataires, fidèles à la ligne politique de leurs partis, rejettent fermement et catégoriquement, le dialogue actuel qui, en réalité, n’en est pas un, dans la mesure où cela n’aboutira pas à un consensus permettant de trouver la solution au déficit démocratique qui constitue le corollaire de la misère dans laquelle vit aujourd’hui le peuple martyr de Guinée.

Du reste, il faut convenir que le pseudo dialogue politique dont on ne cesse d’encenser les vertus, n’est ni plus, ni moins, que la manifestation flagrante d’un mépris ostentatoire du pouvoir vis-à-vis des populations laborieuses du pays. Les guinéens n’ont pas, du tout, la mémoire si courte pour oublier comment le pouvoir a dévoyé les résultats des différents dialogues politiques antérieurs entre lui et les partis politiques d’opposition en Guinée au cours des années passées.

En effet, depuis 1993, le gouvernement guinéen, à la veille de chaque échéance électorale, a toujours cherché à donner un semblant de crédibilité ainsi que de sérieux et de sincérité pour tromper l’opinion internationale en organisant un tour de la table avec l’opposition pour négocier un accord susceptible de permettre un déroulement transparent et juste des élections.

A chaque fois, l’unique objectif recherché par le pouvoir est d’obtenir l’aide financière de la communauté internationale. Et dès qu’il est atteint, tous les engagements pris lors de ces négociations préélectorales avec l’opposition sont purement et simplement enterrés pour laisser la place à la répression et aux fraudes massives pour imposer vaille que vaille le ou les candidats du pouvoir.

Les exemples qui suivent suffisent pour illustrer ce que nous disons et l’analyse des actes déjà posés par le Ministre Solano et ses déclarations confirment le manque total de volonté politique du gouvernement pour libérer le jeu démocratique dans notre pays et organiser des élections propres.

Election présidentielle du 19 décembre 1993 :

En prévision de cette élection et, à la demande des partis d’opposition regroupés au sein des Etats Généraux pour le changement démocratique et avec l’appui de la Communauté Internationale, le Chef de l’Etat, le Général Lansana CONTE, a rencontré les leaders d’une trentaine de partis d’opposition le 13 octobre 1993. Au cours de cette rencontre, les partis ont proposé dans un message adressé au Chef de l’Etat, des solutions à mettre en œuvre pour le salut de notre peuple. Malheureusement, à cause du refus du Chef de l’Etat de garantir la neutralité des membres du gouvernement, des autorités administratives et la non implication des forces de l’ordre dans le processus politique, la situation s’est aggravée dans tout le pays.

Face à ce blocage de la situation politique et à l’approche de l’élection présidentielle de décembre 1993, la Commission Internationale des juristes représentée par son Président, M. Adama Dieng, appuyée par la Communauté Internationale, a initié une concertation entre le gouvernement et les partis politiques de l’opposition. Ce qui fut fait et un cadre de concertation a été mis en place.

Après de laborieuses négociations entre les différentes parties, un accord électoral a été conclu pour la mise en place d’une Commission électorale nationale et d’un Code de bonne conduite.

Mais malgré les engagements souscrits, le gouvernement a plutôt organisé des élections présidentielles frauduleuses. Ce furent partout des fraudes massives et de violences inouïes contre les militants et responsables de l’opposition. Le gouvernement a, de façon unilatérale, dissout la Commission électorale en plein processus, le pays a été assiégé par les militaires, pour permettre au Ministre de l’Intérieur et de la sécurité (M. Alsény Réné GOMEZ) de déclarer élu le candidat du PUP après l’annulation de plus de 200.000 voix, à Kankan et Siguiri, du candidat du RPG (Pr. Alpha CONDE).

Ensuite en 1995, à l’occasion des élections législatives et communales de juin 1995, la fraude, la répression et le brigandage électoral ont été plus manifestes qu’au cours de décembre 1993.

De nouveau, la Commission électorale mise en place, après un long conclave, suite à un accord consensuel entre les deux parties, a été disqualifiée par le gouvernement, en plein processus électoral. A l’issue de ces consultations, les résultats proclamés par le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité ont été plus catastrophiques et scandaleuses qu’en décembre 1993.

II faut préciser qu’au cours de ces deux scrutins, tous les délégués des partis d’opposition dans les bureaux de vote et les commissions de centralisation des résultats, ont été refoulés manu militari. Dans certaines préfectures comme Boké, Dubréka, Forécariah et autres, les préfets et sous préfets ont mis carrément ces délégués de l’opposition en prison.

Devant l’ampleur de la fraude et de la répression sauvage de leurs militants, les partis de l’opposition ont décidé de ne pas siéger à l’Assemblée Nationale qui sera issue de ces élections frauduleuses et de ne pas la reconnaître comme une Institution légale représentative du peuple de Guinée. C’est à partir de cette prise de position des partis politiques de l’opposition qu’est née la CODEM.

Election présidentielle du 14 Décembre 1998 :

A la veille de cette élection, le gouvernement initia encore un semblant de dialogue avec les partis politiques. Après plusieurs mois de négociations, un nouvel accord a été conclu pour la mise en place d’un Haut conseil chargé des affaires électorales (au lieu d’une CENI réclamée par les partis d’opposition) et la prise en charge par le budget national des représentants des partis politiques au niveau des commissions de révision des listes électorales et dans les bureaux de vote. Il a été également convenu que dans chaque bureau de vote, les partis politiques de l’opposition et de la majorité seront représentés par deux accesseurs dont un pour chaque groupe. Tous les accords conclus, au cours de cette concertation bilatérale, ont été consignés dans un décret du Chef de l’Etat.

Mais cette fois-ci encore, en plein processus électoral, le Ministre de l’Administration a remis en cause tous les acquis de l’accord, en violant de façon flagrante les différentes dispositions dont entre autres la prise en charge les représentants des partis politiques au niveau des bureaux de vote et les commissions de centralisation. S’en suivent des pratiques horribles comme :

- L’arrestation en plein processus électoral, avant même la proclamation des résultats provisoires, du candidat du RPG le Pr. Alpha CONDÉ, de son allié le Président du PDA, feu l’honorable Marcel Cross et de plusieurs responsables, députés, conseillers communaux et des centaines des militants et militantes du RPG.

- La répression sauvage des militants du RPG avec un bilan de plusieurs morts et de centaines de blessés graves par balles réelles ou par torture.

- Etc.

Elections communales de 2000 :

Au cours de ces élections, les méthodes de fraudes ont été plus grotesques que celles utilisées au cours des élections précédentes et la répression a été encore plus violente et sauvage partout à l’intérieur du pays (en Moyenne Guinée, en Forêt et en Haute Guinée) et surtout à Conakry et dans les lieux où l’opposition est très forte.

La particularité de ces élections est que le Gouvernement n’a même pas accepté la mise en place d’un organe de contrôle et de supervision de cette consultation électorale. Tout le monde connaît la suite avec plus de 90% des communes affectées par le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation au PUP, parti au pouvoir, celui du général Président Lansana Conté.

En novembre 2001 : Modification crapuleuse de la Constitution en violation de toutes ses dispositions et du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale. Interdiction à l’opposition de faire la campagne contre le référendum, arrestation de ses militants et responsables. -

En janvier 2001, le PUP, la CODEM et l’UPG se sont concertés, au siège du PDA, pour relancer le dialogue. En fin de compte, cette concertation fut bloquée dès le début par le gouvernement et le PUP, tous opposés à toute forme de dialogue franc et bien structuré. -

En février 2002, une délégation du Bureau politique du PUP a rencontré les directions nationales des partis politiques de l’opposition autour des élections législatives. Rien n’en a filtré. -

Le 7 mars 2002, après plusieurs séances de travail, 25 partis politiques sont convenus sur 12 points d’accords avec 8 points de divergences et une recommandation.

Face au refus du gouvernement d’accéder aux principales revendications de l’opposition, la plupart des partis se sont retirés du dialogue et ont décidé de ne pas participer aux élections législatives de juin 2002, qui ont été en fait une véritable parodie électorale qui a complètement terni l’image du régime guinéen.

En 2003, devant le blocage de la situation politique et l’approche de l’élection présidentielle de décembre 2003, le gouvernement est passé par l’entremise de l’Ambassade du Canada pour initier un voyage d’étude sur les processus électoraux en Sierra Léone et au Mali avec la participation de certains partis politiques de l’opposition, de la mouvance et du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.

A l’issue de cette mission, une plate forme de relance du dialogue est signée à Bamako, le 25 mai 2003, par les représentants de sept partis politiques et le Ministère de l’Administration du Territoire.
Ainsi, un nouveau dialogue est engagé. Après plusieurs semaines de concertation entre partis politiques, toutes tendances confondues, et le Ministère de l’Administration du Territoire, un mémorandum a été adopté, le 15 septembre 2003, par 33 partis politiques y compris les PUP.

Ce nouvel accord conclu par l’ensemble des formations politiques du pays a été, par la suite, tout simplement ignoré par le gouvernement qui a pris un décret présidentiel pour fixer, de façon unilatérale, la date de l’élection présidentielle au 21 décembre tout en jetant aux orties l’ensemble des accords obtenus pendant les différents dialogues.
Les partis politiques du FRAD, l’UPG et l’UPR ont alors décidé de boycotter cette élection qui a connu le taux de participation le plus faible de l’histoire des élections en Guinée avec moins de 10%. -

En 2004 : au début du mois d’avril, le Ministère de l’Administration du Territoire a entrepris encore des contacts avec les états major des partis politiques, pour la relance du dialogue.

Dans la même lancée, le 30 mai 2004, le Secrétaire Général du PUP écrit aux partis politiques pour leur proposer la reprise du dialogue.
A ces deux démarches conjuguées, l’opposition a posé comme préalable l’application des recommandations contenues dans le Mémorandum des 33 partis politiques signés le 15 septembre 2003 avant toute discussion.
En juillet 2004, le gouvernement dépêche une mission à Bruxelles, auprès de l’Union Européenne, pour déposer un mémorandum dans le cadre de l’accord de Cotonou et c’est seulement le 17 août 2004 que l’opposition a reçu, à sa demande, une copie de ce mémorandum.
En même temps, le 24 août 2004, le Ministère de l’Administration du Territoire invitait les partis politiques à une réunion de concertation pour la relance du dialogue.
Les partis politiques du FRAD et l’UPG en réponse à l’invitation du Ministre de l’Administration, à la date indiquée, ont demandé le report de la rencontre pour une date ultérieure afin de les permettre d’étudier le mémorandum du gouvernement présenté à l’UE.
Cette doléance a été rejetée par le gouvernement qui a maintenu sa date de rencontre, du 31 août, à laquelle les partis membres du FRAD n’ont pas participé.
C’est dans cette atmosphère de crise de confiance totale, entre le pouvoir et ces différents partis politiques, que le processus électoral des élections communales et communautaires, du 18 décembre 2005, a été déclanché par le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.

C’est ainsi que les partis politiques de l’opposition, en tirant les leçons des résultats scandaleux et catastrophiques des élections précédentes en 93, 95, 98, 2000, 2001, 2002 et 2003 et du manque total de volonté politique du Gouvernement pour organiser des élections transparentes et régulières en vue de l’instauration d’un véritable Etat de Droit et de Démocratie, ont pris la décision de ne plus participer aux élections organisés par le Ministère de l’Administration sans la mise en place effective d’une Commission électorale indépendante (CENI) chargée de l’Organisation et de la Supervision d’élections transparentes et justes. Mais force est de constater que grâce à la médiation de hautes personnalités morales et de celle des Institutions Internationales, Sous-régionales et Régionales, les partis d’opposition ont accepté, de bonne foi, de prendre part aux élections communales et communautaires du 18 décembre 2005.

Hélas ! Malgré tous les engagements pris par le gouvernement auprès du Peuple de Guinée et de la Communauté Internationale, le déroulement de toutes les opérations électorales a été entaché d’irrégularités diverses et de gigantesques fraudes massives sans compter une proclamation des résultats des plus scandaleux et les résultats furent les plus catastrophiques de l’histoire électorale multipartite en Guinée. Cette mascarade électorale a permis de découvrir la vraie nature du Gouvernement guinéen aux yeux de l’opinion nationale internationale. Aujourd’hui, son discrédit est total.

Le résultat de ces différents faux dialogues organisés par le Gouvernement guinéen est de cautionner le régime du Général Lansana Conté afin de lui permettre d’organiser des élections frauduleuses et scandaleuses. Le jeu est désormais simple et bien connu : il s’agit d’attirer les partis d’opposition dans un faux cadre de concertation assorti de promesses fallacieuses apparemment importantes, pour séduire les bailleurs de fonds à financer des élections. Une fois la caution obtenue, le tour est joué. Une machine électorale infernale et sophistiquée est mise en place avec pour corollaire des intimidations de toutes sortes (répression brutale, arrestations, fraudes massives etc.) pour aboutir à un hold-up électoral sans commune mesure.

En conséquence, nos partis, le RPG, Dyama et le PDA, Partis de l’espoir et de responsabilité, n’accepteront pas de se ridiculiser et de se décrédibiliser en consentant de donner un blanc-seing à un régime de prédateurs par sa participation à une mascarade de dialogue pour tromper le peuple de Guinée et amuser la galerie.

A présent, nous voulons des actes forts, concrets, francs et sincères pour la recherche de vraies solutions aux graves problèmes politiques, économiques, sociaux et sécuritaires qui assaillent les populations guinéennes. Le dialogue ne doit pas être considéré comme une clause de style, encore moins un attribut du pouvoir en place.

Le dialogue est une relation d’échange, de négociation entre les acteurs politiques engagés dans un combat politique dont la finalité est l’amélioration des conditions de vie du Peuple.

Comment un Gouvernement qui a échoué sur tous les plans et épuisé toutes ses ressources à travers la série de fausses promesses et d’engagements électoraux jamais tenus, peut s’amuser encore à jouer la comédie politique, pour distraire l’opinion publique nationale et internationale ?

Les partis signataires estiment pour leur part que le Gouvernement, s’il n’avait pas que du mépris pour le Peuple, devrait d’abord répondre aux propositions de sortie de crise des Forces vives de Guinée, par des actes concrets et plus significatifs.

Tirant les leçons du passé et fort de l’absence d’une réelle volonté politique de l’obstiné Gouvernement guinéen, à se maintenir coûte que coûte au pouvoir par l’organisation de supercheries électorales, de répression sauvage des citoyens et d’enfants, de détournements éhontés de deniers publics et autres vilenies du genre, nous nous faisons le devoir d’informer l’opinion nationale et internationale, que nous ne percevons encore aucune nécessité à participer à un prétendu dialogue en cours dont l’issue est bien connue de tous, sauf de ceux qui veulent y croire pour des raisons inavouées et autres causes subsidiaires.
Nous ne sommes pas opposés par principe au dialogue mais, l’interlocuteur en face n’est pas fiable et, cela est essentiel dans une concertation où un minimum de conditions doivent réalisées. Ne dit-on pas que, celui qui veut aller loin, ménage sa monture.

Chers compatriotes et démocrates, nous préférons dans la situation actuelle, nous abstenir de participer à une concertation alors qu’aucune condition n’est remplie pour accorder un minimum de crédit à un gouvernement de fin de règne qui ne cherche qu’à se positionner dans la course effrénée de succession au pouvoir. Nous ne jetterons pas aux orties les justes résolutions issues des journées de Concertation des Forces vives de la Nation en mars 2006.
Pour cela, nous lançons un appel pressant à tous les patriotes épris de changement démocratique à se ressaisir et à multiplier leurs efforts pour l’application concrète et immédiate du plan de sortie de crise proposé par les partis politiques, la Société civile et les forces patriotiques.

Nous souhaitons paix, sécurité et bonheur au peuple de Guinée dans un prochain Etat de droit. Que Dieu et les Hommes sauvent la Guinée. Amen !

Conakry, le 31 août 2006

Les partis signataires
Dyama - PDA - RPG

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