Guinée : Communauté internationale et bailleurs de fonds: Partenaires sincères ou soutiens masqués des dictatures ?
mardi 05 septembre 2006
La question, à nos yeux, mérite d'être posée tant la tortuosité est grande! Nations Unies, Union Européenne, Union Africaine, CEDEAO,... Voici entre autres ces grandes organisations qui de manière statutaire sont là pour promouvoir la paix, la
démocratie et le développement des peuples.
Cette première image n'est autre que la face cachée de l'iceberg. En vérité ces institutions se comportent pour la plupart des cas comme de puissants syndicats
de chefs d'Etat et d'Etats puissants. Dans les pays sous-développés généralement la dictature est condamnée mais en même temps le dictateurs est considéré comme "ami": Mousséveni, Kagamé, Eyadéma (père et fils), Idriss Déby, Lansana Conté etc.
Tant que vous bradez les mines de votre pays et autres marchés juteux votre
pouvoir sera toujours protégé et cela même si les populations végètent dans un océan de misère. Pour vous légitimer on vous pousse à organiser des semblants de
dialogue, d'élections "libres et transparentes", de "liberté d'expression", bref d'une démocratie virtuelle vous permettant souvent de tailler et retailler la constitution de votre pays selon votre humeur. Et vous voici imposé et soutenu !
C'est pour quoi à notre humble avis, nous nous posons la question suivante: peut- t- on compter sur la communauté internationale et sur les bailleurs de
fonds quant au changement démocratique d'un pays ?
Sincèrement je dis non. Et je donne mes raisons: les états avant tout privilégient leurs intérêts or dans plusieurs cas leurs intérêts ne sont pas misent en
cause par les dictatures. Ils y trouvent des marchés où ils puisent des revenus énormes leur permettant de maintenir leur santé financière. Alors je me demande comment ils peuvent soutenir des hommes capables de
mettre fin à cette mafia, à ce bradage. (Je veux parler des opposants éclairés, passionnés par la bonne gouvernance et qui comptent mettre les points sur les
"i").
Raison pour laquelle nous pensons qu'il faut un véritable soulèvement des peuples pour chasser ces pouvoir de honte qui comme la Guinée imposent la
famine comme moyen de commandement. Nous restons convaincus que les bailleurs de fond et la communauté internationale, ne feront jamais notre bonheur à notre place.
A nous avant tout de nous sacrifier pour renverser ces dictatures et ensuite comme des girouettes, ils suivront notre direction, c'est-à-dire celle du peuple. Dans le cas échéant c'est l'hypocrisie internationale qui va nous croquer.
A nous de choisir !
Ansoumane CAMARA,
Président du comité d'Initiative du journal Nouvelle Jeunesse
Porte Parole de l'Action de la Jeunesse Guinéenne pour l'Alternance Démocratique et la Prospérité (AJGADEP)
Contact: ansoumanecamara2000@yahoo.fr
Une Correspondance pour www.nlsguinee.com
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