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Guinée : L’autopsie du pouvoir clanique et d’une opposition en panne d’initiatives

 dimanche 03 septembre 2006   

Dès l’accession du Général Lansana Conte à la magistrature suprême du pays, suite au putsch militaire du 4 Avril 1984 contre le gouvernement cadavérique de Sékou Touré, le pays va de mal en pire.
La majorité des Guinéens avait naïvement cru aux discours lénifiants et démagogiques du nouveau maître de Conakry avec son tristement fameux et historique allocution «Nous sommes venus au pouvoir pauvres et si demain vous nous voyez dans le luxe, ce que nous avons volé ».

Les guinéens et même la communauté internationale avaient applaudi ces promesses que l’on croyait authentiques et sincères mais qui se sont très rapidement révélées devenues fallacieuses selon lesquelles, les tristes périodes de tortures, de vols et viols, de détournements et d’abus de personnalité, les violations des libertés individuelles et collectives, appartiennent au passé et qu’une nouvelle ère de liberté, de démocratie et de prospérité, s’ouvrait grandement au lendemain du 4 Avril 1984.

Seulement que sans rupture avec le passé, la Guinée replonge dans les vicissitudes que les Guinéens connaissent si amèrement la liste : vols, viols, massacres, détournements des deniers publics, violations flagrantes des droits de l’Homme, ingérence et patronage dans les conflits de la sous région créant une ceinture de régimes hostiles autour du pays, contribuant à l’isolation diplomatique de la Guinée dans la sous région Ouest Africaine.

L’euphorie qui a caractérisé le Putsch militaire du 4 Avril 1984, s’est transformée rapidement en agonie et en désespoir. Les conditions de vie et d’existence des Guinéens, loin de s’améliorer, se sont dégradées et continuent à se dégradent davantage.

Le Général Lansana Conte qui s’était proclamé au lendemain du 4 Avril 1984 comme voulant être « l’artisan de la paix » ne tardera pas à faire couler le sang des Guinéens à Conakry et à l’intérieur du pays. Très vites, le Général Lansana Conte et son CMRN, composé d’hommes dont « les âmes cupides sont sans pudeur», se révéleront comme de vulgaires voyous qui infligent et infligeront de lourdes peines à ceux qu’ils étaient sensés protégés.

Après plus de vingt années de régime sans partage, le pays est en panne et les Guinéens ont la forte l’impression que la Guinée est un pays sans gouvernement et sans administration. C’est le chaos total au plus sommet de son expression. L’expression est devenue courant sur les lèvres des Guinéens : « On ne sait pas qui dirige finalement ce pays ».

La Guinée continue à naviguer comme un navire sans capitaine ou même sans gouvernail. Et comme tel, en période de tempête, un tel navire ne peut que couler !
La question qui se pose c’est quand le navire guinéen va couler mais il est certain que cela est inévitable avec toutes les conséquences imprévisibles.

Ayant délicieusement avalé ce qu’il avait vomit, le Général Lansana Conte et ses gouvernements éléphantesques successifs, ne pouvant se tenir sur ses trois jambes (Liberté, Démocratie et Prospérité), n’ayant ni la force ni la volonté de tourner la page triste et sombre de l’histoire de la Guinée, ils s’attelleront pour créer des désolations partout et pour masque l’impossible maquillage du mensonge d’Etat.
La mort de l’Etat a ouvert la boite de Pandore à une bande de démons rapaces qui ont mis le pays plus qu’à genoux mais à plat ventre. Les Guinéens se sont longtemps départis de la notion que le Général Lansana Conte est un sauveur.

Après plus de décennies de régime tribaliste, clanique et militaro mafieux, les souffrances des Guinéens sont visibles à l’oeil nu. Mais le plus grand mal et tort causés par le Général Lansana Conte, qui représentent les pertes les plus terribles, sont cette culture d’immoralité endémique et l’inconscience semées et entretenues par les différents gouvernement du Général Lansana Conte, qui ont sapé et compromis les fondements moraux de la société guinéenne en général et de chaque Guinéen en particulier.
Les comportements anti-sociaux, la corruption, le pillage festif des ressources et trésors publics sous le sceau de l’impunité sont érigée en système de gouvernance et sont la priorité dans l’administration. Tous les problèmes du pays sont nés de favoritisme et des injustices dans la gestion administrative du pays.

Aujourd’hui, les Guinéens n’avons plus d’alternative que de confronter la réalité qui leurs fait face. L’admission de cette réalité par les Guinéens, est la voie capitale pour réclamer leur indépendance et restaurer leur dignité et leur humanité. Il faut que les Guinéens fassent taire leurs conflits, pour ne penser qu’à leur pays et de la meilleure manière. Tout est à reconstruire dans ce pays. En fuyant devant leurs responsabilités et leurs devoirs patriotiques, le Guinéens font face à « un suicide politique général».

Les Guinéens doivent comprendre que cette galère actuelle n’est pas une fatalité et que la misère dont ils souffrent est « Man Made » (misère imposée par des hommes). La racine du mal guinéen c’est la mauvaise gouvernance à partir de laquelle découle la corruption, le clanisme, le pillage des ressources, l’impunité, etc.…

Les Guinéens doivent comprendre de façon très claire comme l’eau de roche, le Général Lansana Conte n’a pas de projet de société pour la Guinée. Son seul programme politique est son agressivité verbale et l’encouragement de la médiocrité intellectuelle et la prostitution morale, les mensonges et les fausses promesses érigés en système de gouvernement. Le degré d’honnêteté et la valeur intellectuelle d’un cadre ne pèsent plus rien dans le choix des cadres de l’administration.

Les Guinéens doivent comprendre une fois pour toute, que le Général Lansana Conte et sa bande de pilleurs sont au pouvoir non pas pour le bien être collectif des Guinéens, mais pour se protéger, s’enrichir, laisser le terrain fertile à leur progéniture et voilà tout ce qui les préoccupe.

Le Général Lansana Conte et son régime militaro-mafieux sont tellement aveuglés par la gourmandise du pouvoir, qu’ils sont incapables de distinguer la réalité de l’imaginaire. L’amère réalité de la Guinée ne leurs importe peu ou pas, c’est plutôt la satisfaction de leurs instincts criminels et de domination qui s’impose. Ils refusent d’admettre que le monde d’aujourd’hui n’est plus celui d’hier ni d’avant-hier. Ils refusent tout esprit critique, ne suivant que l’instinct et refusant de demeurer et de travailler avec la réalité du pays.

Il y’a tout un chapelet de tares infinies qui bloque toute initiatives et potentialités de développement en Guinée. Le Général Lansana Conte et son navire clanique en perdition, encouragent et récompensent la médiocrité, l’incompétence, la fourberie, les manipulations malhonnêtes, le despotisme, la pègre, la haine, l’exclusion et la marginalisation au détriment de la valeur réelle de chaque citoyen.

Ce ne sera pas aux étrangers de faire partir le Général Lansana Conte et sa bande de pilleurs qui constituent la racine du malheur Guinéen. Mais c’est aux Guinéens.

Même si les Guinéens acceptent de façon volontaire que la politique n’a jamais été une science exacte et qu’en tout état de cause, personne ne sait exactement ce que l’avenir réserve aux Guinéens pendant les quelques mois ou années qui restent de la vie végétative du Général Lansana Conte, ils sont toutefois convaincus qu’avec le Général Lansana Conte la Guinée a atteint le zénith et le comble de la médiocrité, de l’injustice, de l’impunité des crimes tant politiques qu’économiques.

Aujourd’hui, il faut être écervelé, y compris le premier cercle du pouvoir, pour ne pas comprendre et certainement sentir la température du désastre du régime clanique imposé par le Général Lansana Conte, sur la conscience collective des Guinéens.

Les Guinéens doivent croire à la somme positive de leurs compatriotes indépendamment de leurs clivages idéologiques, culturels ou confessionnels. Ils doivent réaliser et cela de façon très évidente que le Général Lansana Conte comme le Maréchal Mobutu Sese Seko, a de façon irréversible, conduit la Guinée vers un champ de mine comme au Zaïre (l’actuel République Démocratique du Congo) ou pire comme la Somalie.

Il faut que les Guinéens brisent cette notion fataliste ou « fatalistique » de la vie et cessent d’avaler, d’accepter tout et ne rien critiquer. Il faut cesser de se comporter en mouton de pâturage prêt à suivre de façon irréfléchie, le chemin qu'on leurs montre même s'il mène au gouffre.

Le Général Lansana Conte n’a jamais fait de l’amélioration des conditions de vie de Guinéens son cheval de bataille. Cela est d’autant plus évident que la Guinée vit une situation paradoxale : un pays aux potentialités immenses certes, mais dont la population croupit dans la misère noire, la pénurie de tout y comprise la pénurie d’eau alors que le pays est le château d’eau de l’Afrique de l’Ouest et compte plus de 1200 rivières et fleuves, incapable de profiter de ces immenses potentialités.
Pour briser et mettre fin à ce paradoxe, les Guinéens doivent prendre conscience de la réalité qui fait qu’ils vivent dans un pays potentiellement riche, qui a des ressources énormes mais dont les dirigeants leurs ont volontairement imposé cette vie de misère, de galère et d’incertitudes.

Cette image tordue du pays est loin de créer la stabilité politique, en lieu et place, on assiste à l’immobilisme. Lorsque l’on s’impose une certaine introspection analytique du pays, l’on se rend vite à l’évidence que la culture politique des hommes politiques (prostitués politiques) de la Guinée, demeure indubitablement le calamité qui déstabilise les institutions du pays et entretient la « résistance » à l’alternance du pouvoir.

L’Etat en que tel n’existe plus et est incapable d’assurer ses prérogatives. Il y’a une pagaille désordonnée dans l’administration, ce qui a conduit à la « méconnaissance de l’autorité établie » et cela même par ceux qui sont sensés reconnaître, appliquer et garantir les lois, donc la suprématie de l’Etat.
C’est ainsi qu’une spirale de la crise de légitimité s’est profondément et fortement installée dans toutes les institutions nationales qui se sont transformées en « bourbier politique » et depuis lors, cela suscite des idées les plus fantastiques, voire même les plus folles pour la conquête ou conservation du pouvoir par les différents clans antagonistes qui se partagent le mangeoire.

Le temps ne joue t-il pas en faveur du Général Lansana Conte, rendu grabataire par des nombreuses maladies incurables et frappé de sénilité mentale, sanctionnant son incapacité d’établir la distinction entre la réalité et l’imaginaire, et déjà coupé de l’environnement réel qui caractérise l’état de délabrement du pays.

Si tel est le cas pourquoi l’opposition Guinéenne piétine dans la recherche de l’alternance tant souhaitée par tous les guinéens ?

La raison tient au fait que l’opposition politique guinéenne continue à poser des mauvaises questions et faire de mauvais calcul : celui qui consisterait à renvoyer aux calendes grecques la fin du règne piloté aveuglement et anarchiquement par le Général Lansana Conte.

Si sur le bout des lèvres chaque parti politique veut le départ du Général Lansana Conte, en coulisse, chaque leader politique tire la couverture vers son côté : c’est l’éternelle querelle de leaderships.

L’ambiance qui règne entre ces formations politiques dites de l’opposition est loin d’être sereine pour opérer un regroupement pour s’accorder sur le choix d’une seule personne comme solution de rechange au Général Lansana Conte à cause de la guerre de leadership, cette maladie infantile de la classe politique guinéenne.

Les partis politiques de l’opposition ont transformé la lutte politique en concours de beauté et à des affiliations ethniques ou régionales. Les populations très affamées ne répondent aux consignes de vote que selon leur appartenance ethnique, les cadeaux reçus et selon d’autres paramètres d’alliances individuelles, familiales et égoïstes. Personne ne connaît un projet de société défendu par les différents acteurs politiques de l’opposition.

On ne reconnaît plus un candidat, un homme d’Etat ou un leader politique par sa capacité à transcender les clivages et à œuvrer pour l’unité des forces vives de la nation. Ce qui formidablement évident, l’opposition a brillé par ses échecs et son incapacité répétée à tirer les leçons des échecs précédents.
De l’histoire du pays, les Guinéens n’ont jamais connu tant de leaders politiques et cela tant du coté du pouvoir comme dans l’opposition, qui ont excellé dans la médiocrité, incompétence, la fourberie, la manipulation, le despotisme, la truanderie, la haine et le désamour définitif envers leur patrie. La Guinée a besoin de nouvelle génération de leadership pour construire une Guinée libre, unifiée, démocratisée et prospère.

La situation catastrophique, désastreuse et impitoyable de la Guinée n’est pas un rêve, c’est une réalité. Toutes les tentatives du régime visant à colmater les vrais problèmes du pays ont échoué parce que le vrai problème demeure le « colmateur » et non ce que l’on veut colmater.

A maintes reprises, nous avons souligné le caractère aveugle, irresponsable de l’opposition fameuse par son absence de vision politique, face à un régime qui veut gagner du temps avant la déconfiture finale inévitable. A chaque fois que le régime se trouve en difficultés, l’on recycle des personnalités déjà reconnues pour leur incompétence et leur vision anti-démocratique et l’on propose d’organiser de dialogue national avec les partis politiques.

Comment vouloir dialoguer avec un régime qui a fait la preuve de son caractère dictatorial et dont l’ignorance totale du jeu de la Démocratie, dans un état dit de droit constitue son premier cheval de bataille ?

Erreur de jeunesse, de vieillesse ou cécité politique ou plutôt ignorance que rien n’est plus important que les intérêts du peuple Guinéen ?

Après deux décennies d’existence de partis politiques en Guinée, la majorité des Guinéens, rendue apathique par les multiples fausses promesses des leaders politiques, ont démissionné et ont peur de s'engager dans les rangs de l’opposition de peur d'être déçus pour la « Nième » fois.
Cet antagonisme interne au sein de l’opposition est d’autant plus incompréhensible et comble de paradoxe, car elle combat un seul adversaire commun et aspire au même désir de balayer le pouvoir clanique du Général Lansana Conte.

Aujourd’hui, personne ne peut ignorer ce que représente l’état de faiblesse et de dislocation de l’opposition guinéenne. Les querelles puériles entre les leaders des partis politiques, l’absence totale de propositions d’action, de projet de société, et le vieillissement des leaders qui refusent toute ouverture politique au sein du fonctionnement de leurs partis, préoccuper à préservant leur pré-carré, ne pensant jamais à renouveler les cadres et à assurer leurs successions.

À tous ces débilités de l’opposition, il faut ajouter le refus absolu de confrontations d’idées lors de débat au sein et entre les différents partis, la claustration et la limitation des débats sur le superficiel et non le fond, ce qui cachent l’incapacité à avancer des idées contraires à la vision mitigée de chaque leader, l’ignorance totale de la jeunesse qui représente pourtant la majorité des Guinéens.
Un vrai leader est celui qui va à la rencontre des militants potentiels partout où ils se trouvent, les faire parler de leurs besoins, de leurs attentes, leurs aspirations, les écouter. Cela faut absolument défaut parmi les leaders politiques de l’opposition dont chaque leader est considéré comme l’irremplaçable bailleur de fonds du parti et distributeur des miettes.

Pour générer le changement, il faut mettre la croix sur les leaders de l’opposition qui refusent d’arrêter leur vision parcellaire de la vie publique, qui catégoriquement refusent de se focaliser sur une seule direction, celle de remettre la Guinée sur le chemin de l’espoir d’un avenir plus prometteur.

Mamadou Diallo, MD
Membre Fondateur de l’ANDD et Guinea-Forum
Administrateur de Guinea-Forum et Partenaire de www.nlsguinee.com
E-mail : webmaster@guinea-forum.org


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Cette faillite économique est le résultat du pillage systématique des biens publics, le clientellisme, la corruption, le détourment des fonds publics et une mise à l'écart de la majorité des cadres compétants et intègres du pays.
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