Sénégal : Chantiers de Thiès : Le Fmi dément le président Wade
17 juillet 2005
Dans l'affaire des chantiers de Thiès, le Fonds monétaire international (Fmi) dans le cadre de son mémorandum économique et financier daté du 4 février 2005, dément le président Wade sur le montant total du projet. Le rapport indique à la page 6 chapitre 18 que coût total est de 40,1 milliards de francs CFA. Et non 46 milliards comme annoncé par le président Wade.
«Le gouvernement avait compté que les travaux d'infrastructure dans Thiès en 2004, se montant à 40.1 milliards de francs CFA seraient terminés avant avril le 4 avril 2004 pour la célébration de la fête de l'indépendance. Etant donné l'urgence, des contrats avec des compagnies de secteur privé ont été signés en 2003 avant que les crédits budgétaires aient été approuvés. Les compagnies ont commencé le travail dans 2003 basés sur le préfinancement de banque, avant l'approbation des contrats par les autorités compétentes», indique le rapport en anglais fidèlement traduit par Confidentielsn.com.
Le rapport précise que le budget de 2004 (gouvernement du Sénégal) a inclus 31 milliards de crédits pour les travaux de Thiès. « Cependant, pour assurer complètement le placement des projets, le gouvernement a inclus les 9.1 milliards restants au budget supplémentaire de l'ébauche 2004 voté par l'assemblée en octobre. » soit bien après le départ de Idrissa Seck du gouvernement. Le Fmi a examiné la conformité des contrats pour les travaux de Thiès et n’y émet le moindre doute sauf qu’il indique qu’en raison de l’urgence quelques dates limites se sont raccourcies.
Par ailleurs le Fmi salue les travaux et cette nouvelle méthode du gouvernement« Les projets mis à exécution dans Thiès font partie de la politique du gouvernement pour créer de nouveaux points focaux régionaux du développement. Dans le cadre de cette politique, commençant en 2004 le gouvernement lance un programme d'investissement d'infrastructure dans les villes secondaires du pays. Ce programme d'investissement tombe dans le cadre de la politique de création de richesse, qui est l'une des priorités dans le PRSP. », dit le rapport.
Le Fmi voit dans les travaux de Thiès un saut qualitatif pour le développement du Sénégal : « Les travaux dans les villes secondaires, réduiraient le grand espace de développement économique entre ces villes et la capitale, créent l'infrastructure qui peut aider à attirer des investisseurs à ces localités, développent l'infrastructure publique qui permet aux organismes gouvernementaux locaux d'améliorer au même niveau que le capital, et créent des conditions pour le développement local par les activités productives qui aident à réduire la pauvreté dans ces secteurs et pressions démographiques excessives sur le capital.»
Source : Confidentiel, visitez Confidentiel au www.confidentielsn.com/
article mis en ligne à 20h09GMT
17/07/2005
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