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Guinée : Nécessité d’un Leadership Nouveau pour relever les défis d’aujourd’hui et de demain

 dimanche 20 août 2006   

Comme tout pays qui aspire à un véritable développement politique et socio-économique, la Guinée a besoin de dirigeants capables de donner une nouvelle impulsion au processus de mise en place d’une société démocratique. Ce faisant, la nature du pouvoir, l’appréhension et la conception que les dirigeants ont de celui-ci, le comportement des leaders politiques, les réactions aussi diverses que variées de la Société Civile, etc. sont autant d’éléments qui déterminent aujourd’hui et qui détermineront à l’avenir le style de notre « leadership » politique.

Nous entendons ici par « leadership » la capacité à susciter l’adhésion libre et la mobilisation consciente des masses autour d’une idée ou d’un programme. C’est donc un style de direction courageux dans lequel le dirigeant soumet sa personne et son action à la libre appréciation des dirigés. Il n’y a donc aucune contradiction entre notre conception du leadership politique et la recherche d’un idéal démocratique animé par certains compatriotes qui se battent pour un changement de régime en Guinée.

Nombreux sont en effet nos compatriotes qui s’interrogent aujourd’hui sur le sort réservé à leur pays. Interrogations légitimes, nées des difficultés chroniques liées entre autres à l’illisibilité du processus de démocratisation et l’absence de perspectives de sortie de crise en vue de l’amélioration de leurs conditions de vie précaires… Nous n’avons toujours pas pris conscience de l’énormité des défis qui se dressent devant nous et qu’il faudra impérativement relever si nous voulons inscrire notre pays dans le concert des Nations démocratiques.

Aujourd’hui, l’on (re)parle de dialogue national dans un contexte de crise permanente ponctuée d’une latente mauvaise foi des dirigeants largement coupables d’avoir mené la Guinée dans une impasse politique. Par principe, aucun guinéen responsable ne peut envisager de s’opposer à un dialogue national, encore faut-il que ce dialogue serve à quelque chose ?

Nous nous sommes interrogés il y a de cela quelques jours sur la démarche de l’Ex-Nouveau Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation M SOLANO, démarche que nous avons qualifiée de « causeries de salon » dans la mesure où celle-ci n’engage nullement le Peuple de Guinée dans son ensemble…

Des partis d’opposition ont accepté de discuter avec M SOLANO en espérant faire entendre leurs voix peut être. Mais avant de se focaliser sur ce semblant de dialogue, ne devraient-ils pas concentrer leurs efforts sur la recherche des voies et moyens permettant de mettre en œuvre les recommandations du rapport issu de la Concertation Nationale des Forces Vives de la Nation ?

La Transition Démocratique telle que prévue par la Concertation des Forces Vives de la Nation suscite une énorme méfiance et une incompréhension de la part des barons du régime Conté !

Dans ces conditions, discuter avec M SOLANO qui ne représente que lui-même, n’aboutira à aucune solution de sortie de crise. Un Effort supplémentaire d’explication et de communication doit être consenti par les partis d’opposition pour susciter l’adhésion des guinéens aux recommandations du rapport issu de la concertation nationale. C’est cette voie que les partis d’opposition doivent privilégier car ceci permettra une meilleure appréhension et une meilleure adhésion au but que nous recherchons. But qui, faut-il le rappeler vise dans un premier temps à instaurer « un changement politique » en Guinée.

Par ailleurs et vu sous cet angle, nous félicitons l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) pour avoir mis à la disposition des guinéens sa vision de la période transitoire. Nous souhaitons ardemment que d’autres partis politiques fassent autant... Au-delà du contenu du texte de l'UFDG intitulé : « UFDG : Pour une Transition Politique, Démocratique et Pacifique en République de Guinée », ce sont surtout les efforts d’explication fournis et les détails au niveau du calendrier qui ont retenu notre attention.

En effet, la seule chose que nous déplorons dans ce document, c’est la surestimation des capacités rapides d’action des futures autorités de transition. Il nous paraît évident que 18 mois ne suffiront pas pour mettre en application l’ensemble de ce programme. Et ceci même si aucune incertitude (nationale ou internationale) ou aucun imprévu de tout ordre ne venait perturber sa mise en application. Nous pensons par ailleurs qu’une nouvelle Assemblée Nationale issue d’élections libres et transparentes serait mieux indiquée pour mener à bien une Conférence Nationale en Guinée. Cette tâche est tellement délicate et sensible qu’il serait hasardeux de la confier à une autorité transitoire non élue, donc non représentative du peuple. Bref, il serait judicieux de ne pas compliquer la feuille de route qui sera mise à disposition des futures autorités transitoires. Celles-ci doivent accomplir des tâches bien définies dans un laps de temps bien défini.

« Une conférence Nationale, on sait quand ça commence mais il est difficile de prévoir quand ça finit ! »
Dans trois mois ? Dans six mois ? Plus ?

Si aujourd’hui la plupart de nos compatriotes aspirent à un souffle nouveau et jugent avec la plus grande sévérité l’actuel régime, nos aspirations quant à nous, ne s’arrêtent pas pour autant à ce stade. Celles-ci vont au delà d’une simple alternance politique certes très souhaitable mais loin d’être suffisante en soi.
Pour éviter de rééditer les mêmes erreurs qui ont conduit le pays dans l’impasse politique actuelle, nous insistons sur la nécessité de nous pencher dès à présent sur le mode de fonctionnement de nos Institutions et le mode de transmission du pouvoir dans une transparence démocratiquement reconnue et inviolable par quelques uns.

La conception que dirigeants et opposants guinéens ont du pouvoir,
La lecture qu’ils font du contexte dans lequel celui-ci s’exerce,
Permettent de situer la problématique essentielle que connaît notre pays.

La conception que nos autorités ont du pouvoir est connue, le contexte actuel dans lequel ce même pouvoir s’exerce l’est tout autant. Ce qui est par contre assez peu connu, c’est la conception que les leaders politiques ont du pouvoir.
En effet, rares sont les partis politiques guinéens qui s’attardent sur leurs propres programmes politiques. A défaut de proposer des solutions concrètes aux innombrables problèmes que notre pays traverse, beaucoup se limitent au stade de la critique. En ce sens, nous pensons que le texte de l’UFDG a toute son importance car celui-ci relance le débat d’idées en cette période charnière de la politique guinéenne…

Nous savons en général que le leadership est essentiel pour le progrès et les changements sociétaux. Nous savons aussi que les échecs au niveau du leadership,- qu’ils se produisent au sein de la Société ou au sein de groupes ou d’organisations (politiques ou non), -peuvent avoir de multiples conséquences pour le développement de la société dans son ensemble. Ces conséquences inhibent généralement la capacité d’innover, le courage à remettre en question les situations établies, et la volonté de saisir les occasions d’avancer et d’encourager le changement démocratique.
Il est donc indispensable - surtout pour notre pays qui connaît une crise chronique aiguë et des instabilités d’ordres politiques et socio-économiques - de bien préparer la relève en formant des dirigeants responsables, courageux et disposés à défendre les droits de leurs mandants au lieu de s’adonner à des pratiques répressives comme celles que nous avons connues les 12 et 13 juin derniers.

Le leadership politique que nous défendons met le respect des Droits de l’Homme, le respect des règles démocratiques et le respect des règles de bonne gouvernance au cœur de ses préoccupations. Si à long terme on veut parvenir à une société démocratique stable, apte à promouvoir un authentique développement, il faut prêter une attention particulière aux progrès des Droits de l’Homme, à la démocratie et à la bonne gouvernance. Sur le plan strictement théorique, des textes et autres modèles bien ficelés par des organisations compétentes en la matière sont disponibles ; mais tant que nous ne parviendrons pas à intégrer dans nos mentalités le caractère d’inviolabilité de nos lois dans l’impunité, tous ceux-ci ne serviront à rien…

Le non respect du processus de démocratisation a conduit à l’impasse politique actuelle

La violation notoire de la loi fondamentale par ceux-là même qui sont censés promouvoir le respect de la légalité républicaine a conduit à l’impasse politique actuelle. Au risque de plonger la Guinée dans une grave crise politique, certains ont préféré accommoder la loi républicaine à leurs convenances personnelles. C’est une pratique regrettable voire indigne. Ceci dénote combien de fois le risque et la tentation de s’imposer et d’imposer au Peuple sa propre loi au détriment de la loi républicaine, sont encore présents dans les esprits. Dans ces conditions, parler de l'application de l'article 34 de loi fondamentale (nouvelle version) est un "non sens" qui risque d'être fatal à la Guinée.

Le respect des règles démocratiques étant dorénavant considéré comme la clé du développement, il est donc tout à fait naturel que nous mettions l’accent sur l’application effective des valeurs démocratiques et le respect des droits des citoyens pour favoriser la renaissance de la Nation guinéenne… D’où la nécessité de rompre avec les mauvaises habitudes du présent et du passé. Ceux qui ont falsifié la constitution ne peuvent prétendre incarner cette rupture !

La situation politique guinéenne a besoin que l’on fasse avant tout un état des lieux, un diagnostic, analyser et comprendre les causes profondes du flottement actuel avant de proposer des solutions. Cette démarche est celle que nous souhaitons voir suivie par tous ceux qui s’intéressent à notre pays. La Transition politique telle que nous la voyons, doit s’atteler à cette tâche car après plusieurs années de révolution et une transition militaire qui ne dit pas son nom, notre pays a connu des tâtonnements démocratiques avec non seulement quelques incontestables avancées au début des années 1990 mais aussi et surtout d’énormes reculs inquiétants depuis la fameuse falsification de la loi fondamentale.

Les conséquences de ces tâtonnements politiques sont aujourd’hui vécues de la façon la plus brutale et la plus dramatique qui soit. L’on constate un peu partout la dureté des conditions de vie du guinéen : crise du riz, augmentation du prix du carburant et augmentation par ricochet des prix des denrées de premières nécessités,…
Toutes ces augmentations à répétition sont durement ressenties par les populations qui sont devenues vulnérables plus que jamais, car même ceux et celles qui travaillent n’ont plus aucun pouvoir d’achat à cause de la baisse exponentielle de la valeur du franc guinéen…

Deux décennies de tâtonnements politiques n’ont toujours pas abouti à la démocratisation du pays. Bien au contraire, beaucoup ont l’impression que le long processus de démocratisation n’a fait qu’accentuer les crises…

Il est temps de prendre un nouveau départ permettant de répondre aux préoccupations de nos compatriotes.

Comment permettre à notre pays de faire face à des problèmes de santé, d'éducation, d'emploi des jeunes, d'infrastructures de base, etc ? Comment lutter contre un Secteur économique informel qui pénalise l'activité économique réelle ? Comment faire éclore le talent de tout guinéen dans son domaine de prédilection pour un développement économique élargi ?

Toutes ces questions ne peuvent être appréhendées dans un cadre strictement transitoire; la rélexion doit être portée plus loins, c'est-à-dire à moyens et long terme. C'est pourquoi il est important pour notre pays de bien réussir sa Transitioon permettant aux nouvelles autorités (légales cette-fois-ci) de relever ces défis.

Le pays va mal pour causes de détournements de deniers publics, de corruption, … Pendant ce temps, certains barons du régime, dans un but inavouable et inavoué organisent un pseudo dialogue à l’approche des législatives pour gagner en temps. Sont-ils entrain de préparer la Transition Politique à leur façon et selon leur propre agenda ?

Arrêtons ce cirque et surmontons ensemble les défis de la démocratisation et du développement de la Guinée !

Les politiques doivent être à même de résoudre les problèmes de société; que ça soit au niveau de la décentralisation, l'eau et l'électricité, les questions monétaires et fiscales, l'assistance aux personnes socialement vulnérables, l'éducation et la santé publique, la formation, l'insertion des jeunes diplômés chômeurs, l'insécurité dans les villes et le monde rural, etc.
Si les politiques se détournent de ces urgences-là, chaque citoyen est en droit de se demander à quoi ils servent.

Une grande personnalité américaine disait : « quand on est dans un trou, il faut arrêter de creuser. »
Que ceux qui creusent cessent donc leurs basses besognes !

Enfin, nous espérons que tous nons concitoyens (Classe Politique Guinéenne, Société Civile, Hommes et Femmes en uniformes, Simples Citoyens, etc.) vont contribuer à sortir notre pays de la profonde crise qui le secoue depuis bientôt un demi-siècle !

Par M Ly Elhadji Baila
Directeur Exécutif de www.nlsguinee.com
Membre fondateur de l’ANDD et de www.guinea-forum.org
Zurich, Suisse


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