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Guinée : « Période Lumineuse : les enjeux !»

 dimanche 13 août 2006   

Guinéennes et guinéens, depuis l’avènement de la deuxième République et sa vague d’espoirs de liberté et de paix, la Guinée aura rarement connu une période aussi troublée que celle que nous avons vécu ces dix derniers mois. Les odeurs de fin de règne se promènent un peu partout et il suffit juste d’y jeter le nez pour s’en apercevoir. Misérable, la population survie avec seul mirage la baisse des coûts de la vie, l’accessibilité des centres de santé et d’éducation, l’eau et l’électricité, paix et sécurité, emploi et stabilité, liberté, liberté et liberté … bref le bon changement.

• Frères et sœurs, « Là est l’évidence, mais aussi l’énigme »
L’évidence, car il n’est pas nécessaire d’être scientifique ou politicien pour se rendre compte que l’Etat n’existe plus en République de Guinée.
L’énigme, car nous n’avons même pas une visibilité de plus d’une semaine sur l’avenir politique, social et économique de la Guinée ; L’avenir de la Guinée serait plongé dans un incertain total : « Tout est probable et rien n’est prévisible, ni envisageable ».

• Frères et sœurs, « là est l’obstacle, mais aussi le défi » L’obstacle, car pour la réussite de cette « Transition Démocratique », ultime espoir des guinéennes et guinéens, il faudrait auparavant, nécessairement et impérativement, qu’on soi maître de l’échiquier politique pour dérouter ces clans mafieux confortablement installés dans cette situation de crise.

Le défi, car pour dérouter justement ces clans mafieux il faudrait impérativement qu’on puisse enfin surmonter nos petits « moi » qui ne font que de plus en plus s’affirmer, afin d’éviter d’exposer le peuple de Guinée et la Guinée à un recommencement de ce cycle infernal de répressions, d’injustices, de vengeance et de médiocratie après le règne du Général Lansana Conté.

Guinéennes et guinéens, si nous sommes d’accord avec Pierre Dac lorsqu’il affirme que « L’avenir c’est le passé en préparation », alors nous conviendrons tous que pour la réussite de notre Transition Politique, il faudrait nécessairement lire, relire, suivre et interpréter les évènements politiques, économiques et sociaux qui ont marqués l’environnement de la Guinée et l’évolution de ces évènements, ne serait-ce que durant les dix derniers mois, que nous qualifions de « Période des Lumières », car il y a certainement des éclats de lumières qui y on scintillés pour les plus observateurs, et surtout des enseignements à tirer pour les plus sages.

Ainsi, pour mieux interpréter, comprendre et anticiper afin d’éviter de retomber dans ce cycle infernal de répressions sans issue, nous procéderons par rapprochement et corrélation entres les différents évènements :

1- De la répression du 25 novembre 2005 de Télémélé à la grève générale du 27 février au 03 mars 2006, en passant par les élections communales du 18 décembre 2005

Malgré que l’issue des élections fut contestée par l’opposition politique à travers un mémorandum bien rédigé par la majorité des partis politiques et divulgué dans tous les organismes et observatoires internationaux; la répression ayant causé la mort de deux jeunes élèves et une femmes lors de simples revendications de droit légitimes est passé quasiment inaperçue.

Ces cumuls de répressions et de défaites politiques ont conditionnés l’émergence de la société civile au travers de l’intersyndicale CNTG-USTG qui déclanche une grève générale de cinq jours, qui a paralysée tout le pays et a fait abdiquer pour la première fois le régime militaire. « Désormais, le régime militaire doit faire face à deux fronts différents : l’un sur l’axe des reformes politiques et l’autre sur l’axe des reformes d’ordres économiques pour calmer les grognes des travailleurs. La classe politique homogène d’autrefois se désintègre et se voit déresponsabilisée des revendications d’ordre économiques dont, désormais, les syndicats sont les principaux mandatés»

2- De la concertation nationale du 17 au 20 mars 2006 et de la dégradation subite de l’état de santé du chef de l’État

les politiques, dans un souci de rapprochement des différents acteurs pour le changement, cherchent un consensus quant à la forme et les modalités de la transition politique qui s’impose en Guinée. Partis politiques, Organisations de la société civile et socioprofessionnelle, O.N.G et Étudiants présents lors de cette concertation ont adoptés une feuille de route commune imposant une rupture totale avec le système en place et préconisant un gouvernement d’union nationale qui présidera la période de transition avec la personnalité consensuelle.

Toute l’interrogation se situe à présent sur la provenance de ce gouvernement de transition, aspect qui semble assez flou sur le rapport de la concertation nationale du 17 au 20 mars 2006. Les forces vives de la nation auraient-elles adoptées une feuille de route encourageant un coup de force de l’armée, ou carrément un coup d’État pour l’instauration de la démocratie ?

De toute façon, un évènement aussi divin que tout autre vient nous rappeler, dans le feu de cette même concertation nationale, qu’il y a peut-être des voix plus sages et démocratiques à explorer : la transition constitutionnelle déjà pré-proposée par le Collectif pour une Transition démocratique en Guinée (COTRADEG).

« Désormais, nous assistons à une scission marquante au sein des forces du changement démocratique en Guinée. Ceux du rapport de la concertation nationale et ceux de la transition constitutionnelle.
Cette scission au sein des forces du changement démocratique en Guinée n’entraîne-t-elle pas une issue pour les clans mafieux au pouvoir après le régime du général Lansana Conté ?
Les forces vives ayant pris part à la concertation nationale sont-elles prêtes à remettre en cause la feuille de route issue de la concertation nationale ?
N’y a-t-il pas un terrain d’entente plus sage et plus durable entre les deux visions de transition ? »

Nous apporterons éclairage très prochainement à ces ensembles de question. Mais d’ici là continuons l’analyse des évènements.

3- De la vague de décrets et contre-décrets des 04 et 05 avril 2006 à la grève générale des dix jours (08 au 16 juin), en passant par la restructuration du gouvernement (30 mai 2006) et la répression sanglante du 12 juin 2006

Le clan anticonstitutionnelle UDIBAG, conscient de l’avancée des opposants politiques dans la lutte pour la succession présidentielle, dès le retour du chef de l’État de sa visite médicale de Genève, décident de passer à la vitesse supérieure en se débarrassant du premier ministre encombrant d’antan, puis en procédant à ce que nous avons communément appelé le coup d’État déguisé avec Mr Fodé Bangoura comme chef de fil,et enfin en réprimant violemment, lors de la grève des 10 jours, non pas les grévistes, mais les jeunes élèves manifestant légitimement contre le bafouage des examens de fin d’année scolaire par faute de compromis entre gouvernement et syndicats : 21 morts et une cinquantaine de blessées.

« Cette suite d’évènements marque une défaillance au sein des forces du changement. Car à présent tout est question de responsabilité. Si les politiques se contentent juste de revendiquer à haute voix leurs manques démocratiques –listes électorales, recensement, …- et que les syndicats se contentent juste de soutenir leurs revendications – amélioration des conditions de vie des travailleurs,…- alors quel autre organe sera en charge d’appuyer et soutenir les revendications populaires?
Car, que nous avançons sur les négociations politiques sans bouger sur l’établissement d’une commission pour situer les responsabilités de ces actes, montre encore une fois à l’image des répressions de Télémélé que le peuple est encore considéré comme moyen de marchandage politique»

4- Dans la période du 17 au 24 juin 2006, suite à tous ces évènements précédents, pour combler ce manque politique et dénoncer cet engouement aveugle des politiques pour la politique, la société civile de la diaspora c’est mobilisée et a effectué des manifestations dans les consulats guinéens à l’étranger, notamment à Paris avec l’équipe du COTRADEG et à Dakar avec l’A.J.G.A.DE.P

« Ne serait-il pas là le troisième acteur pour le changement ; après les politiques et leurs revendications purement politiques, et les syndicats et leurs revendications purement économiques, n’existe-t-il pas une place pour une société civile très bien mobilisée et organisée, à l’image de AJDADEP du Sénégal et du COTRADEG, pour justement prévenir et éviter à la population des répression, simples conséquences des enjeux purement politiques ou économiques ?
N’existe-t-il pas une place pour cette société civile mobilisée et organisée pour sensibiliser la population, l’armée, les politiques et les syndicats des conséquences de leurs prises de positions sur l’ensemble de la population guinéenne et l’avenir de la Guinée ?.
La coalition Société civile – Politiques – Syndicats ne serait-elle pas la gagnante ? »

Guinéennes et guinéens, voilà d’où nous venons mais soyons convaincu que nous ne saurons où nous en sommes que lorsque nous conviendrons sur le : où nous allons.
Tous les enjeux sont là et prochainement nous essayerons d’apporter lumière sur l’ensemble des questions que nous nous sommes posés durant cette petite analyse en mettant en exergue les différentes propositions provenant du COTRADEG, de la Concertation Nationale et certainement du Consortium 2006 tenu aux USA.

Mais avant, nous tenterons de définir ce qu’est la politique dans nos sociétés tout en insistant sur la nécessité de mobilisation et d’organisation de toute la société civile guinéenne, de l’intérieur et de l’extérieur, en un bloc compact et uni.

«La raison et la politique suivent rarement le même chemin » Stefan Zweig.

« Vive la voix de la jeunesse, vive l’union dans l’action pour que vive la République de Guinée !»

Par Mamadou Oury Diallo
E-mail: chiccodiallo@yahoo.fr
Représentant de www.nlsguinee.com au Maroc


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