Guinée : Triste journée de souvenir !
mercredi 9 août 2006
Il y a trente ans jour pour jour, la police du régime apartheid de l’Afrique du sud ouvrait le feu sur les jeunes qui refusaient l’afrikaans, la langue de l’oppresseur. C’est le début d’un soulèvement populaire dans tout le pays et l’indignation de toute la communauté internationale à l’encontre du régime de Prétoria.
A l’occasion de cette triste journée dédiée aux enfants africains, le peuple martyr de Guinée souhaite rappeler les règles de droit qui garantissent le respect des droits des enfants à ceux-là qui nous gouvernent et méprisent ces règles.
"Les enfants sont notre avenir, respectons leurs droits et posons des actes non violents à leur égard, aimons-les et protégeons-les". Tel est le message qu’il ne cesse de proclamer afin d’attirer l’attention de tous les Hommes épris de paix et de justice sur les épreuves qu’endurent les femmes et cette catégorie de population dans notre pays, en proie au non respect des droits universels de l’Homme.
Au regard de ce message, un constat général fait sur la situation des droits des enfants et la violence faite à ces derniers au cours des événements des 12 et 13 Juin dernier est vraiment regrettable et mérite un châtiment exemplaire aux commanditaires de ces crimes.
Le gouvernement guinéen fait preuve amère du non respect de certaines règles internationales relatives aux droits de l’Homme qu’elle a ratifié: la déclaration universelle des droits de l’Homme, la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, la convention relative aux droits des enfants, la charte africaine des droits de l’enfant et du bien-être etc. pour ne citer que ces quelques textes qui nous lient au thème de cette journée.
Cependant la Guinée ayant pris part à la ratification de ces règles précitées ne fait aucune preuve d’engagement pour les respecter. C’est ainsi que nous demandons le concours des organisations des défenses des droits de l’Homme afin qu’elles usent de tout son poids auprès des autorités guinéennes pour les ’’OBLIGER’’ à respecter ces textes ratifiés et l’applicabilité de ces derniers selon les normes universelles.
L’impartialité et l’application strictes des sanctions à l’encontre des gouvernements ne respectant pas ces textes doivent être de rigueur et être encouragées et la communauté internationale doit y veiller.
Aux ONG de continuer la lutte pour la sensibilisation de ces textes auprès de la population afin qu’elle soit mieux éduquée pour la défense de ses droits.
Que les ONG fassent le plaidoyer auprès des autorités guinéennes et de la communauté internationale pour l’applicabilité de tous les textes cités en vue de trouver une solution conséquente pour le respect des droits des enfants.
A chaque peuple sa façon de lutte pour se débarrasser du système qui lui a été imposé par une élite, cette façon peut être soit par la voie pacifique soit par la voie violente, mais toujours est-il que le peuple doit toujours manifester son désir. Ne baissons pas les bras la fin est proche elle est là et les prémisses d’une fin de règne ne mentent pas. La peur est dans leur camp, et tout ce qu’ils font ou nous font croire est faux.
Les innocents corps de nos enfants froidement assassinés le LUNDI NOIR de Conté leur donnent des cauchemars, ils n’auront plus le sommeil jusqu’à ce que justice soit rendue.
Ensemble nous les guinéens disons : " LES ENFANTS SONT NOTRE AVENIR RESPECTONS LEURS DROITS ET POSONS DES ACTES NON VIOLENTS A LEURS EGARD, AIMONS-LES ET PROTEGEONS-LES.
Analyse de Mohamed "Joe" Sidibé, USA
Une Correspondance pour www.nlsguinee.com
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