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Guinée : Á chaque époque, son défi !

 lundi 24 juillet 2006   

Guinéennes et guinéens, inutile de rappeler que « la grandeur des nations résulte de leur histoire et de l’évolution de la conscience de leur peuple, vers une maturité à l’acceptation et à l’édification d’un idéal commun de société ».

Frères et sœurs, il est évident que nous luttons tous pour libérer le peuple de guinée et la guinée de cette prise d’otage qui tourne au carnage ;
Il est évident que nous luttons tous pour redonner paix, justice, espoir et liberté au peuple de Guinée.

Cependant, nous devrions beaucoup plus faire attention aux termes « construire » et « bâtir », car ils n’auront jamais eu leur importance dans nos sociétés plus qu’en cette époque, où le sentiment de radicalisation dans la lutte pour « une démocratie libératrice » gagne le cœur de tous et de chacun, à tel point que nous sommes prêt à « détruire » et « démolir » tout pour y parvenir.

Guinéennes et guinéens, «il est évident que la dictature militaire du Général Lansana Conté a complètement paralysée la patrie, mais il est aussi évident que la politique a complètement ôté la patrie de sa chaise roulante ».
D’un camp on refuse de renoncer à ce pouvoir malgré ce long échec, et de l’autre on marchande le siège présidentiel en jouant sur la vie des populations qu’on est censé protéger.

Voilà à présent, à force de camper si longtemps sur ces positions, la situation est devenue très inquiétante et critique car, si toutes ces leçons depuis 1958, n’ont pas encore suffit pour enfin atteindre cette maturité collective, cette conscience de la nécessité d’une « union sacrée », pour réussir l’ultime transition démocratique qui nous permettra de bâtir les bases de cette Guinée forte, alors nous nous demandons quel autre évènement peut enfin secouer nos consciences afin qu’on abandonne notre petit « moi » au profit de ce « nous ».

Quel autre évènement !

Car arriver au point où ôtez la vie fait partir du quotidien ; au point où le sang coule à flots dans la rue ; au point où la vie humaine n’est plus considérée que comme un moyen de marchandage afin d’escompter quelques avantages matériels ou politiques; au point où l’on n’arrive plus à faire la différence entre le bien et le mal; Frères et Sœurs, personnellement et de l’avis de tout grand observateur et sage, je redoute énormément les évènements avenir et prions Dieu qu’ils soient bons et libérateurs, car nous ne semons que du vent.

Cher(e)s compatriotes, il y a un proverbe arabe qui dit : « A quoi sert la lumière du soleil, si on a les yeux fermés ».

Quelques fois nous nous demandons :

• Pourquoi toutes ces misères alors que subjectivement nous ne le méritons pas ? Sûrement parce que seuls nous ne sommes rien.
• Pourquoi ce sourdingue interminable, pourquoi nous ne parvenons pas à un consensus pour éradiquer cette mal gouvernance pour toujours ? Sûrement parce que nous n’avons pas les mêmes visions, stratégies et intérêts.
• Dieu n’entendrait-Il pas nos prières ? Si, pourtant ! Parce qu’Il est l’omniprésent.
• Ne voit-Il pas toutes ces épidémies et misères qui nous terrassent ? Si, pourtant ! Parce que c’est Lui le témoin.
• Etant donné que c’est Lui le capable, le plus Puissant et qu’Il nous aime car Il ne crée que par amour, alors pourquoi ne nous libère-t-Il pas de ces misères ?

Frères et sœurs, c’est vraiment dommage car Dieu répond à tout appel, mais encore plus dommage que tout, nous sommes tellement préoccupés à nous écouter nous-mêmes, que nous l’entendons plus.
Nous l’avons déjà dit et nous le répétons encore une fois : « Dieu ne parle pas mais sa voix est distinct, Il éclaire peu mais sa lumières est pure ». Peut-être attendons nous qu’Il s’adresse à nous à la radio ou à la télé.
Non, frères et sœurs, Son canal à Lui est tout simplement notre mentalité, notre conscience et le message à décrypter, les faits subits.

« Je vous dote de la plus sacrée de mes oeuvres (la mentalité, l’esprit et la conscience), Je vous donne des signes et faits, à vous de les décrypter pour trouver le chemin du bonheur et de la paix, tout en sachant que chacun de vous ne possède qu’une vérité et non la vérité ».

Guinéennes et guinéens, de plus en plus, les manifestations de nos motivations dans cette lutte pour un Nouveau Leadership en Guinée se dévoilent et nous permettent de distinguer plusieurs types de guinéens, chacun incarnant sa vérité : nous distinguons :

• Ceux qui attribuent les causes de l’échec que nous connaissons aujourd’hui sur le NON du 28 septembre 1958, ceux-la que nous allons appeler : « les résignés », car ils refusent l’histoire et piétinent toute tentative d’aller de l’avant;
• Ceux qui confondent vengeance et justice, c’est-à-dire qui ont été victimes de l’histoire et qui cherchent à se rendre justice en accédant coûte que coûte au pouvoir, pour pouvoir exprimer toutes leurs haines: ceux-la que nous qualifions de «victimes assoiffés » ;
• Ceux qui ne rêvent que d’être à leur tour au pouvoir, qu’importe le moyen pour vu qu’ils incarnent le titre de président ou chef d’Etat : ceux-la que nous qualifierons de «politiciens » ;
• Ceux qui acceptent et considèrent l’histoire comme un fait, ceux qui ont foi à l’avenir et surtout qui ont le sens du sacrifice, dont la portée de vision dépasse largement le bout du nez ; ceux-la qui sont prêt à honorer cette Guinée qui s’est exprimée le 28 septembre 1958, à rétablir la justice et réconcilier les antagonistes: ceux que nous qualifions d’«hommes d’Etats ».

Frères et sœurs, étant donné que nous n’avons pas les mêmes sociétés que celles des occidentaux qui ont traversées des épreuves que nous ignorons souvent, alors il serait vraiment paradoxal et invraisemblable de, non seulement faire de la politique, mais en plus de la faire à l’occidental. Il est vrai que nous avons plus que besoin de l’aide de nos partenaires occidentaux, mais il est certain que nous subissons le fait qu’ils nous dictent nos chemins et surtout qu’ils conditionnent cette aide par le respect et l’instauration de leur model.
Les enjeux sont tellement élevés, qu’aujourd’hui, en République de Guinée et généralement en Afrique, c’est plus que de la politique dans son sens de « l’art de se servir des gens » que dans son sens de « l’art d’être au service de son pays et continent » qu’il nous faut.

• Pourquoi continuer dans ce conformisme paradoxal qui conditionne cette stagnation interminable ?
• Pourquoi ne pas se remettre dans nos peaux d’africains d’abord, puis de guinéens afin de suivre notre histoire pour enfin pouvoir définir et créer notre avenir ?
• Pourquoi rivalisons-nous entre nous du même pays, de la même région, du même continent alors que, de par notre histoire, le sentiment et la nécessité d’union devraient être plus fort que ce petit sentiment de l’individualiste ?

Frères et sœurs, « A chaque époque son défit, et aujourd’hui tout dépend de l’aspiration que nous avons de la Guinée de demain ».

• Si nous aspirons à cette Guinée de ceux que nous avons qualifiés de « résignés », alors croyez moi que nous serons pour toujours victimes de notre histoire et coupable devant les prochaines générations qui se verront obligées de relever le défi face auquel nous aurons échoué ;
• Si nous aspirons à cette Guinée de ceux que nous avons qualifiés de « victimes assoiffés », ce n’est pas pour réveiller les morts, mais croyez moi que nous aurons tout simplement loué la Guinée à satan qui incarne le mal, la vengeance et la haine.
• Si nous abandonnons la Guinée à ceux que nous avons qualifiés de « politiciens », sans pour autant vouloir ignorer leurs sacrifices à l’égard de la nation ou pour eux-mêmes, alors il me semble que nous aurons loué nos 245 857 km² aux produits finis de la machine néocoloniale. Certes, le peuple mangera à sa fin, aura l’eau et l’électricité, mais c’est tout ?
• Par contre, en rendant la Guinée aux guinéens, à ceux-la que nous avons qualifiés d’ »hommes d’Etats », qui sont convaincus que la Guinée, loin d’être une traînée des nations malgré toutes ces misères d’hier et d’aujourd’hui, de par son histoire et ses dignes fils, reste et sera l’une des plus grandes nations dans les 50 prochaines années. Ceux-la qui sont conscients que toute grande nation traverse des crises car, « Le temps seul peut rendre les peuples capables de se gouverner eux-mêmes et que leur éducation se fait par leurs Révolutions ». Ce sont eux les édificateurs, car ils sont conscients qu’ils ont la lourde tâche, non pas de régner pendant 50 ans, mais plutôt d’édifier le soubassement et les bases solides de cette Guinée grande et forte dont les principaux bénéficiaires seront certainement les générations postérieures.

Très cher(e)s compatriotes, « résignés, victimes assoiffées, politiciens et Hommes d’Etats », aujourd’hui nous sommes tous du même côté pour, non pas combattre l’armée guinéenne mais plutôt, convaincre l’armée de la nécessité du changement et de ce que cela pourrait rapporter à l’ensemble des guinéennes et guinéens.
Personnellement, je n’évoque pas souvent le terme gouvernement dans mes texte et articles car je n’en voie aucun actuellement en Guinée, et je crois qu’au lieu de repartir à la table de « causerie de salon » (terme que j’emprunte à un vieil ami) avec ces clans mafieux qui comparaîtront, Incha Allah, très prochainement devant la justice, il vaudrait plutôt mieux demander et acculer le véritable détenteur du pouvoir en Guinée de venir à la table, non pas de dialogue mais, de NEGOCIATION.

Cher(e)s frères et sœurs, intellectuels guinéennes et guinéens, nous devrions communiquer à demi-mots pour ne pas pécher de stratégie de dissuasion. Je ne suis pas certains que « NEGOCIATION » est le terme adéquat pour qualifier ces concertations civilo-militaires dont j’évoque souvent, mais croyez moi que c’est le terme qui se rapproche le plus, car ce n’est surtout pas le terme COMBATTRE, puisque, comme le laisse entendre cette citation : « il est une règle d’or de ne jamais pousser son ennemis jusqu’au désespoir » . D’où l’importance pour nous de trouver très rapidement une porte de sortie à cette armée (nous avons bien dit l’armée car ils sont différents de ces clans mafieux-affairistes qui eux comparaîtront très prochainement devant un tribunal accrédité), avant que la situation ne dégénère, car encore une fois de plus, ce sera à la population guinéenne de faire les frais d’une guerre civile.

Et c’est peut-être à ce niveau qu’il y a divergence, car personnellement, je ne suis aucunement pour l’utilisation du peuple comme appât du pouvoir mais plutôt, pour le ménagement et utilisation du pouvoir pour épargner plus de dommages au peuple de Guinée.

Ne croyons-nous pas qu’il y a des voies à explorer dans ce sens ?
Avons-nous l’aspiration d’une Guinée forte et prospère, à l’image de celle des Hommes d’Etats ? Aimons-nous vraiment ce peuple de Guinée ?

Frères et sœurs, c’est à cet ensemble d’interrogations que nous essayerons d’apporter éclairage en survolant la période de décembre 2005 à juillet/août 2006, cette période que nous qualifions déjà de : « PERIODE DES LUMIERES ».

« Il faut plus de courage pour changer son point de vue que de lui rester fidèle » : Friedrich Hebbel
« La volonté permet de grimper sur les cimes ; sans volonté on reste au pied de la montagne » . Proverbe chinois
« Un mauvais compromis est mieux qu’un bon procès… »

Vive la voix de la jeunesse, vive l’union dans l’action, vive la collaboration, pour que vive la Guinée !
Vive la voix de la jeunesse africaine, vive la renaissance africaine pour que vive l’Afrique !

Par Mamadou Oury Diallo
E-mail : chiccodiallo@yahoo.fr
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