Guinée : Vie politique - Le gouvernement appelle l’opposition au dialogue politique
mercredi 19 juillet 2006
Une fois de plus le gouvernement du général Lansana Conté voulant montrer sa franchise et son ouverture tend la main à l’opposition du pays pour dit-on créer une commission de dialogue autour de l’ensemble de la vie politique nationale.
C’est à cette occasion que la salle des actes du palais du peuple a servi de cadre à la cérémonie de création de la commission ce mardi 18 juin 2006.
Ont pris parts aux travaux de cette première journée, les membres du gouvernement, les présidents et secrétaires généraux d’une trentaine de partis politiques, les présidents des institutions républicaines, les corps diplomatiques et consulaires accrédités en Guinée et autres partenaires au développement.
Sur la table des débats et échanges de vus les points suivants restes prioritaires :
1-L’élaboration du statut de l’opposition ;
2- Le modalité du financement des partis politiques ;
3-La validation de la CENA (Commission Electorale Nationale Indépendante).
Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre d’état chargé des affaires intérieures et porte-parole du gouvernement, Moussa Solano a tout d’abord rassuré les participants et les a invités à s’impliquer davantage pour la réussite des travaux :
« Le gouvernement voudrait de son côté rassurer les partis politiques et les partenaires au développement de constante volonté politique à parvenir à des élections multipartites, transparentes, libres et paisibles. Dans cette perspective, je rappelle que le gouvernement a positivement répondu aux différents points contenus dans le mémorandum des partis politiques, notamment en ce qui concerne l’exercice des activités des partis politiques sur toute l’entendue du territoire national, l’accès équitable aux medias publics, la libéralisation des ondes… »
De son côté Jean Marie Doré secrétaire général de l’UPG (union pour le Progrès de Guinée) s’est dit confiant des résultats attendus des travaux de cette commission :
« On espère que le gouvernement comprendra que le moment est venu de faire le bilan des élections passées dans notre pays depuis 1993 jusqu’aux élections communales et communautaires de 2005. Pour cela la seule attente est qu’on crée un organisme non pas de supervision et de contrôle, mais qu’on arrive a créer un organisme indépendant chargé de la cogestion des élections. »
A noter que certains responsables des partis politiques très influents dans le pays ont brillé par leur absence à la cérémonie d’ouverture des travaux.
Ce sont par exemple Sidya Touré de l’union des Forces Républicaines (UFR), Alpha Condé du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), du doyen des leaders Bah Mamadou de l’UFDG (Union des Forces Démocratiques de Guinée) ainsi que d’autres responsables et sympathisants de partis politiques.
« Quelle crédibilité peut-on accorder à ce gouvernement qui a échoué sur tous les plans de développement du pays ? Les recommandations des travaux ne seront jamais appliquées si toute fois elles touchent les intérêts des dirigeants au sommet de l’état… » lançait un cadre sympathisant et militant de premier rang du RPG.
Par Lansana A. Camara
Correspondant permanent de www.nlsguinee.com à Conakry
E-mail : lansanaminata@yahoo.fr
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