Guinée: mémoire courte ?
samedi 15 juillet 2006
Nous sommes un peuple vraiment étonnant, nous avons pris l’habitude de vite abandonner ce que nous considérons comme notre droit et devoir à défendre notre cher pays de la dictature de ce fasciste clan. Après le lundi 12 juin ou LUNDI NOIR de Conté nous ne devons en aucun cas donner le moindre temps de répit à cette bande de criminels pour les différents abus qu’ils ne cessent de causer au peuple de Guinée.
Nous pleurnichons constamment sur notre triste sort, maudissons notre élite politique corrompue à la moindre occasion, râlons à longueur de journée après le pouvoir en place en traitant de tous les noms celui qui l'incarne. Malheureusement nous sommes toujours prêts à accepter ou à collaborer avec ce même tyran dès qu’il nous offre une toute petite responsabilité, nous nous dérobons de notre dignité et monnayons notre patriotisme.
Nous sommes également prêts à encenser le premier membre venu de cette même élite pourrie et corrompue et à nous jeter dans ses bras dès qu’il glisse dans nos mains quelques billets de banque volés à l’Etat.
Que les peuples oublient vite !
Le cas Mamadou Bhoye l’actuel ministre de l’enseignement pré universitaire de Conté dépasse de commentaires. Ce sinistre traître était l’une des grandes critiques de Conté, mais aujourd’hui non seulement il a trahi les gens qui le suivaient mais également il est le seul coupable ayant entraîné le massacre de nos enfants.
M. Bhoye ayant les mains et la conscience souillées du sang de nos enfants répondra de ses crimes devant le peuple de Guinée le moment venu.
Comme nous avons la mémoire courte, à peine nous n’avions pas fini d’enterrer nos courageux enfants victimes de la barbarie de Conté, ces clowns nous font croire qu’ils ne “s’entendent pas” et nous commencions à nous préoccuper de ça, ce qui n’est qu’un simple “jeu” du pouvoir.
S’ils ne s’entendent pas, qu’ils s’entre-déchirent le peuple s’en moque éperdument et ainsi ils nous auront rendu le plus beau cadeau.
Nous sommes condamnés à défendre et à continuer l’oeuvre de nos enfants froidement assassinés le LUNDI NOIR par les acolytes et les sbires de Conté, nous continuerons à défendre leur mémoire jusqu’à ce que justice soit rendue.
Que nous avions la mémoire courte, nous devons savoir que derrière tous nos malheurs et tous nos deuils il ya toujours eu des maudits et cyniques éléments au sein de cette armée et de cette administration qui freinent toujours la marche progressiste du peuple.
La Guinée a besoin d’une autre génération d’officiers qui nous libérera de cette autre génération d’apparatchiks qui a accaparé l’appareil de l’Etat pour le mettre au service de ses intérêts personnels. Cette bande de mafieux militaro affairistes prive le peuple de l’exclusivité de l’exploitation de nos ressources naturelles au profit des compagnies fantômes à leur compte. Nous pouvons dire que toute cette bande de prédateurs doit s‘attendre le jour ‘’J‘’ à la vindicte populaire à défaut d‘un règlement de compte entre eux, car trop c’est trop!
Quant à nos Hommes politique, ils sont tous des conservateurs égoïstes, qui manquent à la fois d’imagination et d’audace sachant bien que nos vieux dinosaures ne partiront jamais d’eux-mêmes.
Nous pleurnichons constamment sur notre triste sort malgré tous nos déboires et toutes nos désillusions nous ne parvenions pas à adopter une stratégie commune de balayer ce système inhumain, barbare et sauvage, l‘inertie de nos leaders politique laisse beaucoup à désirer. Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes personne d’autre ne viendra nous aider à nous débarrasser de ce que nous avions créé nous-mêmes.
Nous avons une opposition laminée et réduite par des querelles égoïstes et mesquines qui n’existe que par sa capacité à la critique facile et dépourvue de tout sens de responsabilité. Car en mettant en avant les velléités bestiales et va t-en guerre de Conté contre le peuple de Guinée nous mettons en garde tous ceux de ses acolytes et sbires qui, contre la volonté populaire continuent de soutenir la politique de ce malade mental et physique.
Aujourd’hui ces criminels avec à leur tête le mort-vivant Conté ne sont que des imbéciles qui ne changeront jamais. En conduisant le pays dans une impasse socio-économique et politique sans précédent, toutes les conditions objectives et subjectives d’une implosion sociale sont aujourd’hui réunies en Guinée.
Face à cette catastrophe imminente les guinéens doivent tirer les leçons d’un passé tout récent des pays limitrophes afin d’éviter de tomber dans l’anarchie et dans des situations plus chaotiques et regrettables.
Une analyse de Mohamed "Joe" Sidibé
Une Correspondance pour www.nlsguinee.com
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