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France : Lettre ouverte du CRAN au Président de la République Jacques Chirac

  mercredi 12 juillet 2006   

Monsieur le Président de la République

Le 14 juillet 2006, la France honorera des soldats d’hier et d’aujourd’hui qui ont œuvré à la grandeur de la nation. Mais peut-être devrait-elle aussi être rongée de honte et de remords en songeant à ces autres soldats qui se sont battus pour elle pendant la 2e guerre mondiale, et qu’elle a toujours méprisés depuis lors.

Le problème, on le sait, c’est la « cristallisation » des pensions des anciens combattants originaires d’Afrique. En 1959, le gouvernement français a décidé de geler les retraites et pensions d’invalidité des anciens soldats de l’Empire colonial. Aujourd’hui, certains de ces combattants touchent jusqu’à 10 fois moins que leurs camarades français.

En 2001, un arrêt du Conseil d’Etat a jugé que cette discrimination était contraire à l’article 14 de la Convention européenne des Droits de l’Homme. Les anciens combattants de l’ex-Empire colonial devraient donc recevoir la dette que la France a contractée à leur égard. Le gouvernement Raffarin s’y était engagé, mais jusqu’ici, la question n’est toujours pas résolue.

Bons pour défendre la France, bons pour mourir pour elle, ces fameux « tirailleurs » ont été jugés indignes d’avoir une pension égale à celle de leur compagnons d’armes français. Pourtant, leur héroïsme et leur contribution majeure à l’effort de guerre ne sont plus à démontrer. Mais quarante ans plus tard, l’Etat n’a toujours pas honoré la dette du sang.

Evidemment, aujourd’hui, la plupart d’entre eux sont morts, morts dans le dénuement, morts dans l’oubli et morts dans l’amertume. Mais certains, ils ne sont pas nombreux, sont encore en vie. Serait-ce que l’on attend qu’ils meurent tous pour songer à leur rendre raison ? Il est vrai que le temps travaille pour l’Etat.

L’armée, pourtant, comme l’école, leur avait été présentée comme l’un des lieux privilégiés de « l’intégration » à la française. Mais dans ce marché de dupes, ils ont surtout connu la discrimination à la française. Faudra-t-il s’étonner si leurs familles ont du mal à croire aux vertus et aux promesses universalistes de la République?

A l’heure où certains s’évertuent à louer « le rôle positif » de la colonisation, à l’heure où certains se moquent de la « dette imaginaire » de la France à l’égard des anciennes colonies, ces attitudes de mépris systématique ne peuvent plus être tolérées.

Mais vous, M. le Président de la République, vous avez récemment évoqué les « peuples humiliés, méprisés » lors de l’inauguration du musée du Quai Branly. Vous avez récemment inauguré à Verdun un mémorial « aux soldats musulmans morts pour la France », et vous avez affirmé à juste titre : « Il y eut dans cette guerre, sous notre drapeau, des fantassins marocains, des tirailleurs sénégalais, algériens et tunisiens, des soldats de Madagascar, mais aussi d'Indochine, d'Asie, d'Océanie ». « L'armée de Verdun, avez-vous rappelé, c'était l'armée du peuple, et tout le peuple y prenait sa part. C'était la France dans sa diversité. »

M. le Président de la République, nous ne pouvons que partager votre sentiment à cet égard, et c’est pourquoi, à l’occasion de cette fête nationale, nous vous demandons d’évoquer leur situation lors du discours officiel que vous ferez le 14 juillet, et nous vous demandons de mettre fin au plus tôt à cette odieuse « cristallisation » qui contrevient aux décisions du Conseil d’Etat, qui contrevient aux principes que vous avez réaffirmés et qui déshonore la France tout entière.

Patrick Lozès, président du CRAN
Louis-Georges Tin, porte-parole du CRAN
Conseil Représentatif des Associations Noires.
55, Rue du Château d'Eau
75010 Paris
Tel. : 08 70 28 47 07
Mail : contact@lecran.org
Site Internet : http://www.lecran.org
Une Correspondance de "APPA" pour www.nlsguinee.com


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