Afrique - Togo : Compte rendu de la Conférence publique de la J.U.D.A.
mercredi 21 juin 2006
Le jeudi 08 juin 2006 à 15heure à la salle CESAL de Tokoin Séminaire s’est tenue une conférence publique organisée par la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A) sur le thème « quelle jeunesse pour le Togo
I- L’ouverture
Après une minute de silence observée par l’assistance en mémoire de tous ceux qui ont perdu leur vie pour que triomphe la démocratie au Togo, suivie de l’hymne national, le président de la J.U.D.A, Benjamin NALIALI a dans son mot de bienvenue salué le déplacement massif des jeunes malgré les conditions difficiles du moment.
M. NALIALI a, dans son discours, relevé que dans le nouveau processus de réconciliation dans lequel le Togo s’est engagé, la réforme de l’armée est une nécessité impérieuse. Cette réforme a-t-il précisé, doit être axée essentiellement sur l’acceptation des responsabilités des assassinats et massacres et la redéfinition du rôle des différents corps de cette armée.
Selon le président de la J.U.D.A, l’armée n’a ni le droit de tuer, ni d’agresser les citoyens. Au contraire, elle doit signer en pacte d’amour avec les populations et cette armée doit s’imprégner des valeurs républicaines pour que la démocratie puisse prendre corps au Togo.
S’adressant à la jeunesse togolaise, M. NALIALI affirme que l’immigration vers les pays occidentaux n’est pas la solution aux difficultés actuelles. C’est pour cette raison d‘ailleurs qu’il a exhorté les pays du Nord à comprendre que les mesures répressives et l’immigration choisie ne peuvent pas endiguer le mouvement mais plutôt la création en Afrique d’un espace économique viable et pourvoyeur d’emploi.
Le président de la JUDA a averti la jeunesse togolaise en ces termes « les autorités togolaises sont décidées à laisser un héritage politique et économique constitué uniquement que de passif ». Et dans ces conditions, pour éviter d’hypothéquer son avenir, voire mener une vie blanche, la jeunesse togolaise n’a d’autre choix que de se mettre debout pour réclamer son droit à une existence décente.
II- La communication « quelle jeunesse pour le Togo » ?
Cette communication a été l’œuvre de Rodrigue KPOGLI, Secrétaire Général de la J.U.D.A. L’orateur a d’abord définit la jeunesse comme la période de la vie caractérisée par la virilité, le courage, l’engagement, l’énergie, la détermination, l’esprit d’initiatives, les prises de risques et l’espoir.
En ce qui concerne le Togo, M. KPOGLI le décrit dans les circonstances actuelles comme un pays sous une dictature héréditaire caractérisée par la violation constante des règles démocratiques et des droits humains. Pays sous sanction de l’Union Européenne pour « déficit démocratique », les indicateurs économiques du Togo sont au rouge, ses systèmes de santé et d’éducation sont en panne. Le Togo, c’est aussi l’injustice sociale, une armée au service d’un clan et proclamant sa souveraineté sur le peuple, la traîtrise entre les démocrates, la faiblesse de l’opposition qui refuse de s’unir pour mieux se battre contre la dictature.
Face à cette situation de décrépitude avancée, le communicateur appelle la jeunesse à prendre conscience et procéder à une révolution morale qui apportera certainement le changement au Togo. Pour lui, la révolution morale doit consister à refuser de se soumettre aux règles de la minorité illégitime au pouvoir, à enterrer la culture de l’ethnicisme, à s’engager avec conviction dans le combat pour la liberté et la justice au Togo. La jeunesse doit dépasser les limites partisanes en faveur d’une démarche citoyenne. Selon, M. KPOGLI, dans cette démarche, la jeunesse togolaise doit essentiellement compter sur ses énergies endogènes car a-t-il dit, la communauté internationale n’est qu’un mythe crée par les médias pour nous amener à hypothéquer notre lutte.
Parlant du rôle de la diaspora togolaise, le Secrétaire Général l’appelle à sortir de la nervosité idéologique au profit d’un schéma stratégique pour libérer le Togo. Elle doit, selon M. KPOGLI, comprendre les limites de ce qu’il nomme la gouvernance par Internet pour être sur le terrain à travers des structures véritablement engagées.
M. KPOGLI a dit à la jeunesse que rien ne doit être laissé au hasard dans la lutte ; car a-t-il précisé « nous sommes dans un combat à armes inégales tel David contre Goliath, mais nous devons garder à l’esprit que dans un tel combat, ce n’est pas toujours Goliath qui gagne. Et c’est pour cela que tout doit être pensé, planifié et exécuté au bon moment et avec adresse.
Dans le débat qui a suivi, des questions telles la réforme de l’armée, du dialogue national… ont été abordées.
Les intervenants se sont aussi réjouis de l’existence d’une frange de la jeunesse togolaise qui malgré les vicissitudes de la lutte, a gardé sa dignité et sa vigueur. Notons que parmi les intervenants, figuraient des représentants de la diaspora notamment l’administrateur délégué du MTDE (Mouvement Citoyen de la Diaspora Togolaise en Europe), des membres de la DTF (Diaspora Togolaise en France), du Secrétaire Général de la Diastode Irlande et du Président de l’ACT (Alternative Citoyenne Togolaise basée en France). Les débats ont tourné entre autre autour
La conférence a pris fin autour de 18.00 heure TU.
M. Rodrigue KPOGLI
Secrétaire Général de la J.U.D.A
Une Correspondance Spéciale pour Nlsguinee.com
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