Guinée : Evénement des 12 et 13 juin - Les Forces Vives de la Nation condamnent et demandent la médiation de la CEDEAO et de l’UA
mardi 20 juin 2006
Face aux multiples massacres des jeunes manifestants des 12 et 13 juin derniers dont le bilan a fait état de 18 morts et de plus de 80 blessés, les Forces Vives de la Nation à travers le comité paritaire a fait une déclaration.
Ce faisant, le comité a porté un doigt accusateur sur le gouvernement en général et sur les ministres de l’administration du territoire et de la décentralisation Moussa Solano et son homologue de l’enseignement pré universitaire et de l’éducation civique Bhoye Barry. Ce dernier, il faut le rappeler était partie prenant des travaux de concertation ayant créé ce comité paritaire.
A propos donc de cette condamnation on peut lire :
« Les Forces Vives dénoncent cette manoeuvre machiavélique du gouvernement et la condamnent avec la plus grande énergie. Les Forces Vives exigent la mise en place immédiate d’une commission d’enquête internationale sous les hospices de la CEDEAO et de l’Union Africaine pour situer les responsabilités en vue de traduire les commanditaires devant la justice.
Les souffrances dues aux privations de toutes sortes imposées par ce régime à nos populations sont connues de toute la communauté internationale. La Guinée notre pays bien que dotée en ressources naturelles parmi les plus fabuleuses du monde et en hommes de très grandes qualités, se trouve aujourd’hui parmi les dernières nations de la planètes.
Les infrastructures et services sociaux de base (eau, électricité, téléphone, voirie, système de santé et d’éducation etc.) sont notoirement déficients. La mal gouvernance érigée en système de gouvernance avec son cortège de corruption de gabegie, de népotisme, et d’élections truquées a amené les Forces Vives à demander l’ouverture immédiate d’une période de transition de 18 mois au plus avec une vie politique normale.
Les Forces Vives attendent de la communauté internationale la dénonciation vigoureuse des massacres récurrents perpétrés contre les populations guinéennes par leur propre gouvernement et le soutien de la juste revendication de notre peuple à une meilleurs vie.
Les Forces Vives exigent la libération immédiate de tous ceux qui ont été arbitrairement arrêtés lors de ces douloureux événements. Il est précisé que certains de ces arrestations ont été opérées nuitamment vers 2h 00 du matin comme celle de dix (10) responsables de la jeunesse de l’UFR et d’autres membres des partis de l’opposition.
Les Forces Vives demandent aux militantes et militants et à l’ensembles des populations guinéennes de rester vigilants et mobilisés…»
Espérons que cet appel sera entendu et que la CEDEAO et l’UA seront utiles pour mieux identifier les coupables de toutes les tueries.
Une Dépêche de Lansana A. Camara
Correspondant permanent de www.nlsguinee.com à Conakry
E-mail : lansanaminata@yahoo.fr
Tél. (224)- 64- 30- 74- 06
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