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Guinée : Afrique de l'ouest Alors que la grève générale se poursuit, la maladie du président Conté aiguise les appétits politiques.

  mercredi 14 juin 2006   

AU SIXIÈME JOUR d'une grève générale, un calme pesant est revenu hier dans les rues de la capitale guinéenne, Conakry. Tandis que de rares véhicules circulaient sur les chaussées défoncées de la ville, banques, magasins, écoles et administrations gardaient leurs rideaux baissés. Des incidents sporadiques opposant manifestants et forces de l'ordre ont été signalés dans plusieurs quartiers populaires.

Lundi, les affrontements avaient été particulièrement brutaux entre lycéens et policiers. À travers le pays, au moins quinze jeunes ont été tués par balles lors de heurts les opposant aux forces de l'ordre. Dans une déclaration lue le soir même à la radio-télévision d'État, le porte-parole du gouvernement a «regretté les pertes en vies humaines» et accusé l'opposition d'avoir «financé et armé les manifestants».

Un des principaux responsables de l'opposition a qualifié cette déclaration de «diversion» et de «manipulation» : «Il n'y a eu qu'un ras-le-bol de la population éprouvée par toutes sortes de misères», a assuré Jean-Marie Doré, secrétaire général de l'Union pour le progrès de la Guinée (UPG). Après avoir été contraintes d'annuler les épreuves du baccalauréat, les autorités ont accepté d'ouvrir des discussions. Le chef de l'État, Lansana Conté, a reçu les syndicats et leur aurait demandé de «travailler sur leurs revendications». Quelques heures plus tard, l'annonce de l'arrestation de huit responsables et militants du parti d'opposition UFR de l'ancien premier ministre Sidya Touré risquait de remettre de l'huile sur le feu.

C'est que la situation, dans ce pays en voie d'extrême fragilisation économique, est particulièrement tendue depuis plusieurs mois. Fin février 2006, les enseignants s'étaient déjà lancés dans une grève qui avait paralysé le pays plusieurs jours. L'actuel appel à la grève générale illimitée a été lancé par les deux plus importants syndicats guinéens qui réclament une baisse du prix du carburant et d'importantes hausses de salaire. Pour bon nombre de fonctionnaires, le seul prix du transport sur leur lieu de travail est supérieur à leur salaire.

L'appel à la grève est soutenu par une opposition politique qui, vingt-deux ans après la mort de Sékou Touré, l'homme qui avait dit non à de Gaulle, n'entend pas manquer son heure. L'actuel chef de l'État, le général et président Lansana Conté, est âgé de 72 ans. Ancien enfant de troupe de l'armée française, il s'est installé à la présidence à la faveur d'un coup d'État mené en 1984 alors qu'il était chef d'état-major adjoint.

Depuis sa réélection au forceps en 2003, ses absences dues à une maladie se font de plus en plus fréquentes. Il lui arrive de ne pouvoir présider un Conseil des ministres pendant plusieurs mois d'affilée. Ses séjours dans son village natal de Wawa, à 80 kilomètres de la capitale, ne sont plus comptés.

Pays potentiellement riche

Sentant sans doute approcher la fin, l'ancien homme de confiance de Lansana Conté a récemment décidé de sortir de l'ombre. Lors d'un remaniement le 29 mai, le secrétaire général de la présidence, Fodé Bangoura, s'est imposé comme premier ministre. Il s'est entouré d'une garde rapprochée composée d'anciens hiérarques de l'ère du parti unique de Sekou Touré alliés au chef d'état-major, au président de l'Assemblée nationale et à la première fortune du pays. En quelques mots : seul aux commandes, entourées des hommes clés, il se tient prêt à réagir.

Quels qu'en soient le prix et les avertissements déjà reçus. À la mi-mai, la mise en oeuvre d'un programme du FMI a été repoussée. Il s'agissait de permettre à la Guinée de bénéficier d'allègements de dette prévue par l'initiative des pays pauvres très endettés (PPTE). Ce n'est pas possible, a déclaré un responsable du FMI faisant état «d'instabilité chronique et de mal gouvernance» tout en mettant en avant la question de «la crédibilité de la Guinée». Le pays est classé 156e sur 177 par l'ONU en termes de développement humain. Il est pourtant potentiellement riche : peuplé de plus de 9 millions d'habitants, il détient 70% des réserves mondiales de bauxite, du fer, de l'or et du diamant. Mais plus de la moitié de la population vit sous le taux officiel de pauvreté...

Patrick de Saint-Exupéry
Source : lefigaro.fr


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Ces images sont bien des réalités de ce magnifique pays! La Guinée est pourtant l'un des pays les plus riches au monde du point de vue ressources naturelles.
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