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Afrique : Communiqué de presse de l'Union Africaine (UA)

  mardi 13 juin 2006   

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DECLARATION DE S.E. LE PROFESSEUR ALPHA OUMAR KONARE, PRESIDENT DE LA COMMISSION DE L’UNION AFRICAINE, A L’OCCASION DE LA CELEBRATION DE LA JOURNEE DE L’ENFANT AFRICAIN

LE 16 JUIN 2006

Aujourd’hui, 16 juin 2006, nous célébrons la Journée de l’enfant africain (JEA) conformément à la décision prise par nos Chefs d’Etat et de gouvernement, invitant les Etats membres à décréter le 16 juin, Journée de l’enfant africain (JEA), en commémoration du massacre d’enfants innocents à Soweto en 1976 par le régime raciste d’Afrique du Sud de l’époque. En effet, cette année marque le 30ème anniversaire de ce massacre et nous saluons les Jeunes d’Afrique du Sud, et en particulier ceux d’entre eux qui ont sacrifié leur vie pour la liberté.

Cette année, le thème de la Journée de l’enfant africain est : « Droit à la Protection : Mettre fin à la violence contre les enfants ».

Nous sommes tous conscients que les enfants de notre continent sont les plus vulnérables aux plans politique, social, économique et culturel. Ils sont par ailleurs victimes de toute sorte de violence perpétrée à leur encontre. La violence peut prendre des formes diverses dont certaines sont : la violence physique, la violence sexuelle, la violence émotionnelle et la violence économique. Tandis que toutes les formes de violence ont des effets négatifs sur l’éducation et l’épanouissement de l’enfant, ils existent des pratiques néfastes qui affectent plus particulièrement les filles. Les mutilations génitales féminines (MGF) ou l’excision constituent l’une des formes de ces pratiques.

Je voudrais souligner que les MGF sont une coutume traditionnelle préjudiciable contre les filles et les femmes. En ce 21ème siècle, alors que le reste du monde s’est engagé dans les innovations, les progrès dans le domaine de la science et la technologie, les découvertes et la recherche, l’Afrique pour sa part garde des croyances et des traditions profondément enracinées, dont certaines ont des effets négatifs non seulement sur les filles et sur les femmes, mais sur nos sociétés toutes entières. La pratique des MGF est en effet une violation des droits humains et de la dignité des filles et des femmes. Il est parfois plus aisé de changer de lois, de politiques, de décision, mais il est plus difficile de bouleverser des attitudes, des comportements, des croyances et des pratiques.

L’Union africaine est gravement préoccupée par les effets sociaux et psychologiques de la pratique des MGF sur le Continent africain, et de ses conséquences sur l’état de santé des jeunes filles. L’Union collabore avec d’autres partenaires afin d’enrayer ces coutumes néfastes. Plusieurs cadres juridiques et d’orientations ont été adoptés en vue de la protection des droits et du bien-être de l’enfant, ainsi que de la violence contre les femmes. Je voudrais en citer deux des plus importants : la Charte africaine sur les Droits et le Bien-être de l’enfant et le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, relatif aux droits de la Femme en Afrique. La Charte africaine sur les Droits et le Bien-être de l’enfant condamne énergiquement les mauvais traitements infligés aux enfants ainsi que les pratiques culturelles et traditionnelles néfastes. L’Union africaine a en conséquence, inscrit cette question comme thème majeur à son ordre du jour et plaide en faveur de l’élimination de ses pratiques traditionnelles néfastes ; elle s’est engagée à combattre la violence à l’égard des enfants et des femmes, à promouvoir la protection des enfants et des femmes contre les maladies, en particulier le HIV/AIDS, ainsi que la participation des femmes dans le domaine de la politique et de la consolidation de la paix.

En effet, ces cadres et instruments juridiques doivent être ratifiés par les Etats membres et intégrés dans leur législation nationale. Il est aussi du devoir des Etats membres de mettre en œuvre les dispositions de ces instruments juridiques, car en définitif, c’est à l’échelle de nos Etats membres que ces pratiques traditionnelles sévissent et que les droits des enfants et des femmes sont bafoués.

En cette occasion, l’Union africaine exhorte donc tous les Etats membres à mettre un terme à ces pratiques que sont les mutilations génitales féminines. Nous devrons marquer une pause et méditer sur les expériences traumatisantes qu’ont subi les filles et les femmes à travers les MGF. Nous avons besoin de mobiliser nos communautés, nos leaders religieux, nos chefs coutumiers, les hommes et les femmes à travers l’éducation et l’information afin de faire évoluer les mentalités et de les associer au combat mené contre les MGF. Nous devons mutuellement nous convaincre que les filles et les femmes possèdent des valeurs et des droits et peuvent efficacement prendre part au développement de leur pays.

Je voudrais, en cette Journée de l’enfant africain, vous adresser un appel fort, à chacun d’entre vous pour faire part de votre profonde préoccupation concernant cette pratique des MGF, et de vous engager solennellement à faire disparaître ces pratiques et de venir en aide aux millions d’enfants qui continuent d’être les victimes de ces coutumes dévastatrices. Je suis persuadé qu’en unissant nos efforts et nos actions, nous serons à même d’éradiquer les MGF et de libérer nos filles et nos femmes de cette épreuve.

ENSEMBLE NOUS VAINCRONS !

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Anglais

STATEMENT BY H.E. PROF ALPHA OMAR KONARE, CHAIRPERSON OF THE AFRICAN UNION COMMISSION ON THE OCCASION OF THE COMMORATION OF THE DAY OF THE AFRICAN CHILD

16 JUNE 2006

Today, 16th June 2006, we are celebrating the Day of the African Child, in conformity with the decision taken by our Heads of State and Government calling on all Member States to observe 16 June as the Day of the African Child (DAC) in commemoration of the massacre of innocent children in Soweto by the then racist regime of South Africa in 1976. Indeed, this year marks the 30th anniversary of the massacre and we salute the young people of South Africa in particular those who gave up their lives for freedom.

This year’s theme of the DAC is “ Right to Protection: Stop Violence Against Children”.

We are all aware that children are the most vulnerable in all political, social, economic and cultural spheres on the continent. Moreover, they are victims of all sorts of violence perpetrated against them. The violence can take many forms and can be categorized as: physical, sexual, emotional, and economic. While all types of violence have adverse effect on a child’s upbringing and development, there are some harmful practices which affect girls the most. One of those is the Female Genital Mutilation (FGM) or Cutting.

I would like to emphasize that FGM is a harmful traditional practice against girls and women. In this 21st Century when the rest of the world is involved in innovations, advancement in science and technology, discoveries and researches, Africa still has deeply entrenched beliefs and traditions, some of which have negative impacts not only on girls and women but on our societies. The practice of FGM is indeed a violation of the human rights and dignity of girls and women. Sometimes it is much easier to change laws, policies and decisions than to change attitudes, behaviours, beliefs and practices.

The African Union has been very gravely concerned about the social and psychological effects of FGM in Africa and its impacts on the health status of girls. It has been cooperating with other partners to curb these harmful practices. Various legal and policy frameworks for the protection of the rights and welfare of children and violence against women have been adopted. I would like to mention the two most important ones: the African Charter on the Rights and Welfare of the Child and the Protocol to the African Charter on the Rights of Women in Africa. The African Charter on the Rights and Welfare of the Child strongly condemns child abuse and harmful traditional and cultural practices. The African Union has, therefore, put these issues high on its agenda and advocates for the elimination of harmful traditional practices, combating violence against children and women, protection of children and women against diseases, in particular, HIV/AIDS; and participation of women in politics and development of peace-building.

Indeed these legal frameworks and Protocols need to be ratified by Member States and incorporated in their national laws. It is also incumbent on Member States to implement the provisions of these legal instruments as, in the final analysis, it is within our Member States that these harmful practices are performed and the rights of children and women violated.

On this occasion, therefore, the African Union would like to call on Member States to put an end to this practice of Female Genital Mutilation. We should take a moment to reflect on the traumatic experience of women and girls who have gone through this atrocity of the FGM. We need to mobilize our communities, religious leaders, traditional leaders, women and men, through education and information to change their mindset and involve them in combating FGM. We should convince each other that girls and women have values and rights and can contribute meaningfully to the development of our countries.

I want to make a strong appeal to you that, on this Day of the African Child, each one of you should voice your strong concern about the harmful practice of FGM and make a solemn commitment to eliminate the practice and help the millions of children who continue to be victims of such devastating practices. I am convinced that in our common effort and endeavour we will be able to eradicate FGM and free our girls and women from this ordeal.

TOGETHER WE WILL WIN !!!

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