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Afrique : Annulation de la dette africaine
Une autre duperie

 02 juillet 2005  

Le 11 juin dernier les ministres des finances de l’Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l’Italie, du Japon, du Royaume-Uni et de la Russie, réunis à Londres, ont décidé d’annuler la dette de 18 des 27 pays les plus pauvres et très endettés du monde. Au total ce sont 14 pays africains qui en bénéficieront. Il s’agit du Bénin, du Burkina Faso, de l’Ethiopie, du Ghana, de Madagascar, du Mali, de la Mauritanie, du Mozambique, du Niger, du Rwanda, du Sénégal, de la Tanzanie, de l’Ouganda et de la Zambie. En fait il s’agit des pays qui ont accompli tout le programme du PPTE mis au point avec le concours de la Banque mondiale Les gouvernants et les medias occidentaux ont présenté cette mesure comme une des initiatives pour sortir l’Afrique de la misère qui afflige ses populations. L’argent ainsi épargné devrait financer des projets socio-économiques afin de freiner le déclin de notre continent et lui permettre d’atteindre les Objectifs de développement du NEPAD, élaboré par les chefs d’état de l’Union africaine, et ceux du Millénaire fixés par l’ONU, pour 2015.

Quel problème !

Le seul problème c’est qu’il s’agit encore une fois d’une duperie destinée à donner l’impression de solidariser avec les damnés de la terre à leur opinion publique, qui ressent une gêne certaine en voyant les images de réfugiés du Darfour, les enfants mourant de faim au Niger ou les statistiques sur les ravages du SIDA. Le montant des dettes annulées pour tous les pays bénéficiaires de la mesure des ministres du G8, s’élève à une misère de 40 milliards de dollars, alors que seulement la dette africaine est estimée à plus de 300 milliards C’est la duperie de l’augmentation de l’aide publique au développement qui se renouvelle. Le rapport 2004 de l’Organisation de coopération et de développement économique ainsi que les institutions financières internationales clament que l’aide au développement a augmenté, passant de 58 à 69 milliards de dollars entre 2002 et 2003, dont la plus grande partie est destinée à l’Afrique. Mais si l’on regarde de près ces chiffres, on constate que cette augmentation est imputable surtout à la baisse du dollar et à l’inflation. La moitié des pays du G8 ont diminué leur aide publique au développement. Ils avaient pourtant promis dès l’adoption du NEPAD, de consacrer 0,70% de leur produit intérieur brut (PIB). Aucun des pays les plus riches à part la France n’atteint la moitié de cet objectif. L’aide publique au développement est aujourd’hui inférieure à ce qu’elle était pendant la période 1980-1992. En Afrique, qui constitue pourtant la priorité, aux dires des responsables du G8, l’aide concernait surtout des opérations d’urgence tandis que le reste résultait d’annulations des dettes de la R. D. Congo, contractées par le régime de Mobutu pour son enrichissement personnel ou pour l’achat d’armes. L’argent destiné à des projets de développement entré en Afrique ne représente même pas le septième des sommes annoncées comme aide publique.

Le mirage !

Pour l’instant les objectifs de 2015 sont un mirage pour presque la totalité des pays africains. En plus de 45 ans d’indépendance, nos dirigeants se sont enrichis et nos pays sont exsangues. La gestion féodale des Etats par des Présidents à la légitimité douteuse, avec des responsables nommés plus par appartenance ethnique que par compétence professionnelle, a rendu vaines les attentes les attentes légitimes des peuples à l’accession de leur pays à l’indépendance. Des budgets rachitiques destinent plus d’argent au remboursement de dettes contractées par des individus corrompus dont les descendants vivent dans le luxe, sans jamais avoir travaillé. Quels que soient les critères pris en considération pour comparer le niveau de développement et du bien-être socio-économique, nos pays sont plus nombreux à la queue qu’à la tête de liste.

De l’espoir… Cependant, dans un nombre, encore limité de pays, une nouvelle classe de dirigeants ont accédé au pouvoir. Ils sont plus soucieux du sort de leurs peuples et s’efforcent d’en améliorer les conditions de vie. Ils respectent leurs droits humains et civiques, leurs choix politiques et leurs institutions démocratiques. L’alternance et la lutte contre la corruption entrent dans les coutumes. Ainsi des dirigeants au plus haut niveau peuvent-ils perdre leurs places pour des raisons de corruption, comme c’est arrivé au vice-Président sud africain, ce 14 juin. Sous l’impulsion de ces nouveaux dirigeants, l’Union Africaine et les autres institutions régionales s’impliquent dans les affaires intérieures des pays pour les règlements et les préventions des conflits.
Pour canaliser ce vent de nouveauté, en 2001, les chefs d’état et de gouvernement ont adopté le Nouveau partenariat pour le développement en Afrique dont les objectifs sont de réduire la pauvreté et l’incidence des grandes endémies, scolariser tous les enfants en âge scolaire, atteindre la parité des sexes, diminuer de deux tiers la mortalité infantile et adopter des mesures de protection de l’environnement, au plus tard en 2015. Depuis son adoption les conditions de vie se sont améliorées dans de nombreux pays. En effet d’après le rapport 2004 de M. Omar Kabbaj, Président de la Banque africaine de développement (BAD), l’évolution favorable des prix des matières premières sur les marchés internationaux et une meilleure gouvernance nationale ont permis d’enregistrer en 2003 et 2004 une croissance jamais atteinte depuis 1996. Une vingtaine de pays ont enregistré des taux d’augmentation de leur produit intérieur brut (PIB) de 5% en 2004. Les exportations totales du continent ont augmenté tant en valeur qu’en volume. En dépit d’une augmentation des importations en 2003 et 2004, il y a eu plus d’argent entré en Afrique qu’il n’en est sorti pour la première fois en deux années consécutives, depuis 20 ans.
Nonobstant ces résultats positifs indéniables, la plupart des pays africains risquent de n’atteindre aucun des objectifs prévus pour 2015, selon de nombreux observateurs. Pour ce faire il faudrait enregistrer des taux de croissance d’au moins 7% et des réformes qui permettent à toutes les couches de la population de bénéficier des fruits de cette croissance.

Vaincre la pauvreté

Les obstacles politiques intérieurs pesant sur le développement de l’Afrique sont en train de diminuer. Mais pour vaincre notre pauvreté, l’Afrique doit se débarrasser des prédateurs de ses peuples. Sur le plan économique, doivent s’intensifier, les afflux de capitaux pour la mise en valeur des ressources naturelles par l’augmentation de l’aide et des exportations ainsi que par la diminution de la dette En réalité avec les politiques d’ajustement structurels et le libéralisme, les institutions internationales ont imposé aux pays africains le démantèlement des structures économiques mises en place pour la promotion et la commercialisation des produits agro-industriels. Elles les obligent à ouvrir leurs frontières aux marchandises importées, alors que les grandes puissances économiques inondent les marchés africains et internationaux de produits subventionnés. Le riz importé subventionné coûte moins cher dans nos pays que celui qui est produit localement. Les importations frauduleuses de produits subventionnés et d’occasion rendent les produits africains peu compétitifs sur les marchés locaux et internationaux, ceux pour lesquels l’Afrique est concurrentielle rencontrent des difficultés à entrer sur les marchés. Les pays les plus riches ont fait tant de promesses ; mais force est de constater que les paroles prévalent sur les actes concrets.

Abdoulaye Bah, correspondant à Rome
Source : Le Lynx, visitez le Lynx au http://www.mirinet.net.gn/lynx/


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