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Guinée : La non démocratisation des partis politiques explique l’exception guinéenne

  mercredi 31 mai 2006   

Critiquons si cela pourrait servir le pouvoir d’entreprendre des actions correctives. Suggérons si cela pourrait être un moyen pour le pouvoir d’apporter la clarté et la fiabilité dans la gestion des affaires nationales.
Or nous savons tous que ce régime a franchi le seuil de non retour. Malgré la faiblesse du régime et la volonté du peuple de mettre fin à ceci; la classe politique guinéenne n’arrive pas à l’objectif. Les causes à ce problème se trouvent dans l’absence de culture démocratique au sein des partis. C’est à ce niveau que doit être centré le débat. Car ce sont les seules structures qui ont cette vocation ; non l’armée ou les syndicalistes.

Faudra t-il rappeler que ces derniers ont demandé le « changement du gouvernement » et le non le régime. Alors ce remaniement est-il une réponse ?

La logique qui doit être appliquée au système de démocratique national devrait s'appliquer aussi aux affaires internes des organisations des partis politiques. L'objectif de la démocratie est que le peuple ait le droit de choisir. Grâce aux élections, il sélectionne et contrôle ses maîtres politiques.
Tout comme les citoyens d'une Nation ont le droit d'exprimer leur opinion par leur suffrage lors des élections, de même les membres d'un parti politique devraient avoir le droit de sélectionner et de rejeter leurs chefs, leurs élus et leurs candidats à des fonctions publiques. Cette règle est surréaliste en guinée !

La bonne marche d’une démocratie dépend du bon fonctionnement des partis politiques à l’écoute du peuple. Trop souvent, la structure organisationnelle des partis politiques est toute sauf représentative. Car les membres qui entourent directement les leaders n’ont pas de base politique. Qui fait d’eux des coptés par le leader et non des élus par les militants comme la logique voudrait. Ces coptés ne peuvent pas orienter les leaders quand ceux-ci sont en erreur, comme il est le cas de certains leaders actuellement, au risque de frustrer «le patron ». Or il y a peu de chances que les partis politiques fermés ou opaques soient démocratiques dans leur engagement politiques, donc accèdent au pouvoir de façon démocratique. Sans la démocratie interne ils deviennent le fief de quelques individus. La loyauté envers une formation est plus souvent par le charisme d’un chef que par le programme.

L’histoire des formations politiques africaines nous enseigne que leurs pays qui ont accédé à l’alternance ou qui entretiennent une bonne démocratie, est due à l’exigence d’une culture démocratique interne.

L’exemple du Bénin est une séduction. le NCC (Notre Cause Commune) le parti qui a demandé expressément à Mathieu KEREKOU- alors retiré dans sa résidence à Cotonou- de se présenter à l’élection présidentielle mars 1996 « afin de barrer la route à Nicéphore Soglo » Président de la République d’alors, était dirigé par le professeur Albert TEVOEDJERE. Qui était le fondateur et président du parti jusqu'en mars 1997, date à laquelle il a été exclu par d’autres membres de son parti. Une preuve démocratique.
Le Parti National « Ensemble » qui a accordé son soutien à la candidature du Dr Yayi Boni pour l’élection présidentielle de Mars 2006, dont le résultat a été acquis à l’issue de profonds débats internes.
Parmi les absents figurait le Président Fondateur, ce qui est un signe de culture démocratique.

Au Burkina Faso, le leader Hermann Yaméogo avait perdu la présidence de l'ADF/RDA après un congrès, de 48 heures d'assises en août 2003. Un acte qui a été plus tard la cause de sa popularité. Cela n’est-il pas une culture démocratique interne ?

Au Sénégal le président WADE est contrarié par un groupe de députés de son propre parti, et d’autres ministres issus de même Parti Démocratique Sénégalais (PDS) lui font tête.

Ousmane Tanor Dieng Secrétaire Général du Parti Socialiste (PS), le parti de Senghor et Abdou Diouf, a du mal à maintenir sa légitimité à la direction du parti, face à la bataille démocratique que mène Robert SAGNA contre lui.
Mustapha NIASS de AFP est affronté par maître BABOU un responsable du bureau politique d’un même parti.

C’est la nature même de la démocratie qui exige ce combat interne, afin de pousser les responsables d’être à l’écoute du Peuple au risque de se voir évincer par d’autres membres.

En Guinée au fur et mesure qu’on observe l’échelle, de la base au sommet des partis politiques, une carence de culture démocratique persiste. Et le péché d’un membre, est d’avoir une liberté d’esprit ! Pourtant on se réclame Combattant POUR la démocratie.

Quelle est l’image des formations politiques de chez nous ?

Feu Sékou TOURE, le président de son parti PDG/RDA est resté entouré par les membres du bureau politique de son parti, de 1956 jusqu'à sa mort en 1984. L’UFD du professeur Alpha SOW n’a eu de challenger qu’après le décès du président fondateur. Les responsables de l’UPR de feu Siradjo DIALLO ont fait de cette formation un héritage familial après la mort du fondateur.

Cette règle n’encourage-t-elle pas le PUP de hisser CONTE à la tête de son « parti et de son pays » jusqu’à sa mort lui aussi ?

Si l’opposition guinéenne est incapable aujourd’hui de représenter dignement le peuple à cause de querelles de quelques leaders, c’est parce que les responsables qui les entourent ne sont pas élus, plutôt coptés par les leaders. Donc ne peuvent pas orienter les « maîtres ». Car leur légitimité n’a de source à la base; plutôt au sommet.

Il est donc vital de faire naître une culture démocratique au sein des partis politiques pour mieux préparer l’après Conté. Qui ne signifie pas foncement le bonheur si on ignore cette logique. La démocratie interne doit être non seulement une revendication majeure des militants mais aussi et surtout une lutte perpétuelle des intellectuels qui observent un silence inquiétant.

Les dirigeants doivent se rapprocher le plus près possible du peuple en brisant le voile mythique qui les séparent. En acceptant et en encourageant les contradictions productives et les expressions audacieuses des idées contraires à leurs.

« La charité bien ordonnée commence par soit même » dit l’adage.

Lamine Kaba
E-mail : laminekaba10@yahoo.fr
Dakar (Sénégal)
Correspondance pour Nlsguinee.com


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