lundi 23 novembre 2015
Dire aujourd'hui, sous l'ère IBK, que dans nos villes et campagnes l'insécurité a atteint des sommités est une lapalissade. Nul n'est à l'abri. S'y croire est pire sottise.
Quelles en sont les causes ?
Par un raccourci dont ils ont le secret, IBK et sa suite ne cessent de nous raconter que le phénomène de l'insécurité est mondial. L'affirmation biaisée est excessive.
La circulation des armes légères, la guerre civile en Libye, le Boko Haram aujourd'hui État islamique en Afrique de l'Ouest au Nigeria, la récente guerre civile en Côté d'Ivoire, les islamistes et leurs alliés Touareg au septentrion malien, Amadou Koufa dans le Macina ont certes joué et jouent un rôle dans la circulation des armes. Mais, cela n'explique pas tout.
A quoi sert le service du ministère des affaires étrangères sur les armes légères ?
Si les officiers se suivent sans pouvoir comprendre et analyser le problème, pourquoi ne pas y nommer une tête bien faite ?
Notre police est efficace
Sans jeter des fleurs à nos policiers qui ont leurs tares visibles en longueur de journées sur la circulation routière et autres magouilles. C'est le leadership qui manque à la police malienne.
Jadis, Bamako était considéré comme le terminus des bandits de grands chemins en provenance notamment de la Côté d'Ivoire. Souvenons-nous de l'homme noir, ce grand criminel dont la légende s'est arrêtée tout net chez nous au Mali.
Nos différentes brigades de recherches dans les commissariats étaient d'une efficacité redoutable.
De nos jours, les bandits sont devenus maîtres du jeu. Qu'on le veuille ou non, notre pays est entrain de devenir le Mexique ou le Guatemala. Tout le monde pense bizarrement que ça n'arrive qu'aux autres.
Et, pourquoi la criminalité s'est-elle développée ?
L'impunité développe la criminalité. Notre justice, ce cancer est en métastase dans tout le pays.
La criminalité à col blanc est entrain de saper le moral de toute la nation. Au sommet de l’État à Koulouba, le président et ses alliés se sucrent impunément à coup de milliards.
Par l'effet domino, au bas de l'échelle, les tout-petits cadres font leurs rapines, leurs rackets. Après tout, ils disent qu'ils ne sont pas maudits.
Une justice corrompue
Les policiers savent et c'est dommage que les bandits achètent au sens propre du terme leurs libertés provisoires. Les policiers les plus méritants se découragent jour après jour. La récente tentative du procureur général en personne, Daniel Tessougué de mettre aux pas l'épervier du Mandé en est une illustration parfaite. Souvenez-vous l'affaire Mme Diabaté- Orange money. Quelle honte !
Ce sont les magistrats du Mali qui sont à la base de cette insécurité foudroyante. Le
magistrat malien peut monnayer n'importe qui de son propre entourage pour l'argent.
Nos magistrats supposés être à un degré de savoir bac+6, sont incapables de comprendre qu'en libérant les malfrats contre espèces sonnantes et trébuchantes, ils se mettent eux-mêmes en danger. Ils mettent les membres de leurs familles en danger ainsi que le reste de la population.
Nous avons très récemment rencontré à Paris, un gars du milieu repenti qui nous raconta comment il mettait toujours de l'argent de côté pour monnayer ses sorties de prison.
Comme nos magistrats sont corrompus, il devait appartenir à notre pouvoir politique de taper du poing sur la table. Hélas.
IBK : un rendez-vous raté
Ce n'est pas IBK, celui qui cache son patrimoine en violation flagrante de la Constitution qui dira halte à la collusion affairiste magistrats-malfrats. IBK n'a pas les ressources morales pour ce faire.
Les populations doivent comprendre qu'appliquer l'article 320 du Code pénal accéléré c'est-à-dire le brûler vif de présumés voleurs n'est pas la solution. On peut brûler vif les petits larcins mais pas les voleurs en bande armés de kalachnikov. Il faut savoir marcher et dire halte aux vols et aux impunités tant des cols blancs que du grand banditisme. Incendier une gendarmerie ne fera que les affaires des ennemis du pays car ils auront en dommages et intérêts contre l’État plus que ce qu'ils ont perdu. Exemples Les incendies des brigades de gendarmerie de Ouéléssougou et de Kalaban-koro.
Il est dit avec insistance à Paris que le régime IBK s’apprête à incorporer tous les policiers déchus par Kansaye. S’il le fait, ça serait le coup de grâce de l'autorité de l’État. N'oublions jamais le Mali d'IBK est en surfacturations depuis Koulouba. Il peut tout faire, le Mali est juste pour la famille d'abord une bonne à tout faire.
Le salut du Mali ne viendra que des maliens eux-mêmes. ''Aides-toi, le Ciel t'aidera''.
Boubacar SOW
Correspondant journal Option en France
Transmis par Laciné Diawara
Pour www.nlsguinee.com
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