samedi 17 octobre 2015
Cet article de grande importance a été écrit au lendemain de la nomination en Guinée d’un gouvernement de transition en 2010, dirigé par Jean Marie Doré, conformément aux Accords de Ouagadougou. Près de cinq ans après sa publication, ce texte a toujours sa valeur car les faits et évènements qui se sont succédés en Guinée dans certains pays africains (la Côte d’Ivoire, le Mali, le Gabon, le Togo, la RD Congo, Lybie) n’ont pas dérogé ma vision (et prévision). J'ai trouvé utile de le ‘’réchauffer’’ pour le publier après les élections présidentielles en République de Guinée. Bonne lecture.
Depuis les tueries barbares de l’armée guinéenne contre son propre peuple lors des manifestations du 28 septembre 2009, la République impérialiste française ne cesse d’user de tous les moyens pour récupérer ce qui lui aurait échappé le 28 septembre 1958. C’est à dire la soumission totale de la Guinée à la France Impérialiste et ceci à l’image des autres pays francophones d’Afrique. Car une chose reste certaine la France n’a jamais digéré la perte de la
Guinée suite au référendum historique de 1958.
Les questions fondamentales que l’on se pose face à la situation tragique que vit actuellement la Guinée restent : á savoir jusque quand la France continuera-t-elle à jouer sur l’alibi démocratique et des droits de l’homme pour des fins impérialistes ? Où était la France lors des tueries de janvier-février 2007 ? Lors des tueries des 5 dernières années du Régime de
Condé ? Quelles sont les causes de ce rebondissement d’intérêt de la France impérialiste vers la Guinée ? Pourquoi l’élite africaine notamment celle guinéenne ne veut pas comprendre que nous sommes les seuls véritables responsables de l’alternance politique et de la défense de tous nos droits dans nos pays ?
Il n’est en réalité un secret pour personne que les raisons de l’engagement de la France dans l’actuelle crise guinéenne sont purement et simplement d’ordre économique et politique.
Personne n’ignore qu’en dehors des faux opposants, des fausses ONG bref une fausse élite se trouvent des enjeux véritables de cet intérêt brusque de la France pour la Guinée.
Il suffit de jeter un regard sur ces exemples illustratifs comme le cas du Togo, du Gabon, du Cameroun, de Madagascar, de la République Centrafricaine, de la Côte d’ivoire, du Congo-Brazzaville etc. pour ne citer que ceux-là. Ces exemples démontrent à quel prix la France sur l’alibi démocratique continue à piller ces pays et tout en leur privant des transitions démocratiques consolidées.
La France à l’instar de toutes les anciennes puissances coloniales, vu l’avancée menaçante de la Chine (pour elles) n’a jamais eu autant besoin de renforcer sa présence en
Afrique sous prétexte d’instaurer des régimes fondés sur la démocratie. Ces puissances y arrivent au prix de l’ingérence, de la subversion et de la guerre.
Le soutien de la France au fils de l’ancien président togolais, Eyadema, lors des élections présidentielles de 2005 et au fils de l’ancien président gabonais, Oumar Bongo, lors des élections présidentielles de 2009 en est un exemple illustratif. Ces fils de dictateurs, de
Nègre aux services des Blancs ont pu avec l’aide de la France prendre les rênes de leur pays et ceci malgré le changement voulu par la majorité de ces deux peuples anéantis et meurtris après plus de 40 ans de dictature. L’opposition togolaise et gabonaise fût anéantie, les peuples togolais et gabonais massacrés.
La France et sa bande de communauté internationale se sont tues. Faure Eyadema et Ali Bongo se... lire la suite ici.
Par Baldé Aissatou Cherif
Politologue à Hambourg, Allemagne
Pour www.nlsguinee.com
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