mercredi 14 octobre 2015
Il est des moments dans l’histoire des peuples où l’appel à un pacte citoyen et républicain devient une nécessité absolue. Ce faisant, aucun guinéen ne devrait, sous prétexte d’intérêts particularistes, refuser de participer à une nouvelle forme de citoyenneté capacitaire et non délégataire.
Aussi, l’heure est à la mobilisation générale des énergies sociales autour d’une plateforme prospective, pour sortir le pays de l’incurie économique et de la misère.
La résolution pacifique de nos différents et de nos différences devrait être le maître-mot pour faire retomber la tension sociale perceptible au sortir de l’élection présidentielle.
Cette prise en compte résolue nous épargnerait des convulsions inutiles intramuros, et une image dégradante/alarmante/désastreuse à l’international.
Aujourd’hui et plus que jamais, la voie rationnelle capable d’impulser une dynamique nouvelle dans le pays, serait de sortir de cette élection avec des candidats qui vont reconnaitre les résultats et féliciter le vainqueur en compétiteurs respectueux des valeurs démocratiques.
Au demeurant, la Guinée a besoin de l’addition des talents et des compétences conjugués, plutôt qu’une société éclatée à la merci des populistes et des va-t-en-guerre.
Certes, il y a un fossé entre les besoins exprimés et les réalisations, entre la soif de justice sociale et l’impunité, entre les dépenses de prestige et les attentes principielles… mais que peut-on obtenir sans la paix durable ?
Nous devons mettre fin à ce jeu de dupes qui consiste à sacrifier la Guinée sur l’autel des ambitions d’individus mus par des objectifs inavoués en passe de casser le thermomètre.
La règle serait-il qu’il n’y ait plus de règle ? Ceux qui l’oublient subissent le plus souvent les turbulences de même nature.
La citation de Louis Pauwels est édifiante à ce propos : « Notre liberté, lorsqu’elle perd ses entraves, devient, elle-même, l’entrave d’une plus grande liberté ».
Rien ne résiste au temps. Sauf les bonnes œuvres comme dirait l’autre. Le constat de cette décrue de la démocratie fait tristement le lit d’une violence politique verbale consternante, lamentable et abjecte. Il est temps de savoir que la démocratie n’est pas une question d’apparat juridique mais une attitude, un comportement, une culture… Une histoire qui parcourt le temps. Les hommes passent, mais la Guinée demeure.
Au-delà de la victoire souhaitée et du succès partagé entre l’arc en ciel et les partis alliés, la reconduction du Président Alpha Condé devrait créer une synergie entre des organisations citoyennes et politiques qui partagent les mêmes valeurs.
Il lui appartient de mettre en évidence le slogan que notre parti a utilisé pour l’accompagner durant cette campagne : un mandat d’actions et de résultats, pour l’émergence citoyenne et économique de la Guinée. Il appartient également aux autorités de prendre des mesures préventives qui permettraient aux populations de vaquer à leurs occupations dans la quiétude, la confiance, la sérénité et la sécurité.
Après une longue disette et 3 élections majeures en l’espace de 5 ans, les Guinéens ont signé un pacte social républicain irréversible.
Plus rien ne les ramènera en arrière. Et Personne ne viendra leur vendre des illusions perdues et des rêves surréalistes.
Vive la Guinée, et que perdure la démocratie dans notre beau pays.
Fodé Mohamed Soumah
Président de la Génération Citoyenne « GéCi »
Pour www.nlsguinee.com
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