neoleadership    guinee 
Neoleadership

RadioNLS
WINAMP    REALPLAYER    MEDIAPLAYER

Radio NLS à la carte

Charte de Nlsguinee
Equipe de Nlsguinee
Universités
Nos partenaires
Africatime
Africatv.info
Guinea-forum
Guineeconakry.info
Justin Morel Junior
Les Ondes de Guinée
Tamsirnews
Presse guinéenne
Le Lynx
Aminata.com
Guineenews.org
Kibarou.com
Kababachir.com
Nouvelle Tribune
Autres sites Guinéens
Liens Web
Etudiantguinee
La Villa Elijah
Partage Québec Guinée
Tchape Environnement
Presse
AAP/APA
IRIN
Jeune Afrique
Africa Mining Intelligence
Usinfo.Stat.Gov (USA)
RFI (F)
Aéroports
Aéroport Int. de Genève
Aéroports de Paris
Aéroport de Bruxelles
Autres aéroports
Analyses
    Guinée : Le Gouvernement d’union nationale, une alternative à la démocratie ?

    Sotelgui S.A

     vendredi 15 octobre 2010   

    L’échographie de la démocratie guinéenne montre tellement d’anomalie qu’il faudrait sérieusement se poser de la question de l’opportunité d’une telle naissance. Une interruption volontaire pour une portée dont on dit presque à terme est difficilement envisageable, mais laisser naître un tel enfant est-il vraiment responsable eu égard aux difficultés auxquelles il est nécessairement condamné ?

    Pour parler le français, le gouvernement d’union nationale, tel que prôné par le liseur Sekouba Konaté et l’écrivain public Tibou Kamara, infecte la démocratie guinéenne d’un fâcheux précédent qui, s’il n’est pas nécessairement dénoncé, mènera le pays vers des lendemains plus qu’incertains. Nous dirons alors Tout ça pour ça !

    Ce n’est pas que l’idée d’un gouvernement d’union nationale soit farfelue en soi, elle n’est même pas à rejeter d’emblée, d’ailleurs le Professeur Alpha Condé se proposait, bien avant le premier tour de l’élection, à former un tel gouvernement s’il était élu. Cependant, poser la question de la formation d’un gouvernement d’union nationale comme une condition tacite de l’acceptation du résultat de l’élection présidentielle par le futur perdant est un dangereux précédent pour la démocratie guinéenne et la preuve d’un amateurisme honteux au sommet de l’Etat.

    L’impératif d’une démocratie apaisée et des lendemains post-résultat serein est bien compréhensible, la paix dans le pays est bien le souhait de tous, encore faudrait-il ne pas dénaturer l’enjeu réel de l’élection présidentielle, ne pas retirer sa substance même à notre démocratie. Messieurs les conciliateurs, il nous faudra bien un gagnant et un perdant à l’élection du 24 octobre prochain, le tripatouillage démagogique pour pallier les courroux du futur perdant me laisse de marbre. Soutenir l’inverse ce serait nous convaincre qu’en Guinée il y a un super citoyen qui résisterait à la volonté exprimée du peuple, seul détenteur du pouvoir qu’il confie temporairement à ses représentants.

    Obtenir la promesse sinon l’engagement des deux candidats à l’élection présidentielle à former un gouvernement d’union nationale c’est tout simplement méconnaître les règles démocratiques par des raccourcis qui faussent la nécessaire alternance démocratique. Le pouvoir (ou du moins celui qui l’exerce) a besoin de contradicteur, de contrepouvoir, sinon d’un vis-à-vis qui remet son action en cause à l’occasion des futures élections. Ramener le principe des élections à un folklore de cousinage comme pour dire : vous perdez les élections mais vous ne les perdez pas vraiment, c’est futile et enfantin. Les guinéens sont bien capables de reconnaître et d’accepter les réalités du jeu démocratique.

    Un gouvernement d’union nationale, même en Guinée, c’est à tout le moins une union pour exécuter un projet de société, même si le vainqueur est par définition celui dont le programme serait appliqué, encore faudrait-il arbitrer les questions d’ego dans l’embrouillamini ambiant généré par l’irresponsabilité sinon l’incompétence du régime des stagiaires.

    Un gouvernement d’union nationale (ou de large ouverture) est certes bienvenu par les temps qui courent, mais érigé comme succédané pour consoler un mauvais perdant (tant que la chose est transparente et crédible) n’est autre qu’un chipotage de mauvais goût. Au vainqueur de l’élection du 24 octobre d’orienter son gouvernement selon les prérogatives qu’il tire de la constitution, le peuple des électeurs prendra acte et avisera, mais qu’il soit exclu qu’une sorte de coutume constitutionnelle soit érigée d’ores et déjà en mode de gouvernance sinon de consolation pour les mauvais perdants. Le processus actuel a été suffisamment affaibli en cours de route que pour l’alourdir de nouveau par des pratiques ésotériques qu’il accumule depuis l’avènement de la constitution par ordonnance.

    Les administrateurs du régime des stagiaires feraient mieux de trouver solution à la problématique de la présidence de la CENI, plutôt que de jouer à des apprentis conciliateurs.

    Il est trop tôt de remercier Sekouba Konaté, son action et son inaction semblent avoir hypothéqué l’avenir démocratique de la Guinée pour plusieurs générations.

    Le pays n’est pas gouverné et la culture de la démagogie a encore de beaux jours devant elle.

    Titi Sidibé
    Analyste et correspondant de www.nlsguinee.com en Belgique
    E-mail : sidibetiti@yahoo.fr
    Pour www.nlsguinee.com

    Les commentaires ci-dessous n'engagent que leurs auteurs, www.nlsguinee.com n'est pas responsable de leurs contenus.



© Copyright www.nlsguinee.com / (Tous droits réservés)


retour
Evolutions dans l'histoire



Chefs des partis politiques


Visitez nos partenaires


Images de la Guinée profonde
Ces images sont bien des réalités de ce magnifique pays! La Guinée est pourtant l'un des pays les plus riches au monde du point de vue ressources naturelles.
Cette faillite économique est le résultat du pillage systématique des biens publics, le clientellisme, la corruption, le détourment des fonds publics et une mise à l'écart de la majorité des cadres compétants et intègres du pays.
Réagissez et dites au monde entier ce que vous pensez de cette situation.
Contactez-nous | Charte de NLS | © 2005 Nlsguinee.com | Webmaster: Elhadji B. LY à Zurich | | Voir livre d'or | signer livre d'or