dimanche 21 juin 2009
Sa Majesté Roi Tortue sentant la fin de son règne réunira toutes les tribus d’animaux, d’oiseaux et d’insectes pour les imposés sa suprématie. Il exigea désormais qu’on lui reconnaisse le titre de Maréchal-Roi Macaque, qu’on appelle son gouvernement celui de Singe et insista que son menu soit dès lors composé de maïs grillé.
Le représentant des animaux de mer, son altesse chef Crocodile, respirant très fort loua le seigneur de lui avoir offert enfin la raison d’avoir des singes marins comme menu à la place des Tortues aux carapaces dures.
Hier, ils étaient des voleurs au quartier, des violeurs, des délinquants, des sans-honneurs, des infréquentables…
Aujourd’hui, ils sont des faiseurs de lois, des voleurs et violeurs du peuple, des déshonorants, des excellences en médiocrités et indignes de leurs Républiques… Pour eux la rédemption ou le repentir n’existe que dans l’imaginaire des pauvres. Ils se prennent pour Dieu et se taillent des lois sur mesure au détriment du peuple pour s’assurer que le loup se sert toujours dans la bergerie. Il faut les entendre parler du peuple comme des chats à l’égard des souris. Malheureusement pour eux, la souris cherche à survivre et le chat quant à lui n’est autre qu’un animal domestiqué.
Quelle honte pour ces chats gras ?
Quand ils font couper des bras, des jambes, des têtes ou fusillent leur propre peuple, ils appellent cela faire du business. La promotion de l’illettrisme, de la misère, de l’oisiveté, de la prostitution, de la médiocrité, chaumage… est appelé de l’émancipation dans leurs palais hôtels.
Des voleurs aux pouvoirs finiront toujours par tout prendre à commencer par l’espoir des citoyens. Qu’ils rentrent par la grande porte ou par la fenêtre l’objectif est le même, vider la maison !
Ainsi, ils ne sont soumis à aucune compassion, compétition, complication ou compétence, tout est conspiration, compromission, consultation, conflit, consommation et collection. Entre égoïsme, mépris et folie, ils précipitent leur peuple dans la mendicité. Ce sont des musées vivant de la cause du déclin de la société Africaine et de l’Afrique.
Il faut que le peuple demande des comptes sur la gestion des biens publics et surtout de la dette sans oublier les origines des richesses qu’ils aiment tant exhiber.
Il y a lieu de retenir, quand l’Etat est délinquant c’est tout le peuple qui doit se transformer en « Inspecteur » de police. Il faut une surveillance draconienne pour dresser les administrateurs perdus dans le rejet de la réalité.
Ils doivent reconnaître que les occupants d’un bateau qui s’est noyé s’appellent tous des naufragés même ceux qui savent nager. S’accrocher à un pouvoir trop archaïque où règne la médiocratie augmente l’inévitable colère du peuple aux conséquences imprévisibles.
La structure des Etats Africains après l’indépendance se repose sur le sang des vrais artisans de la cause humaine. Ils ont fait les frais de l’amour qu’ils ont pour leur peuple et leur maturité dans la gestion des relations humaines. Leurs objectivités pour un monde humanisé où les échanges seront non seulement profitables pour tous mais aussi protègeront les dérives d’une surconsommation dont les séquelles dépouillera une partie de l’humanité des ressources nécessaires à sa survie, ont été anéanties. Dans une relation de cause à effet, l’activité d’un petit groupe ne cesse de détruire irrémédiablement cet ensemble que fonde notre espèce.
L’orientation politique, économique, sociale, culturelle, sportive, religieuse des Etats déterminent toujours le chemin que parcours les citoyens dans leurs quotidiens peu importe leur milieu de vie.
C’est dans cet ordre que les dirigeants ou négociants Africains ont fait le choix d’une forme de liberté, dans les années 60, sans trop se soucier des avantages et inconvénients de leurs actes pour leurs peuples.
Des républiques naissaient, les rôles se partageaient entre étudiants sorties directement des écoles coloniales. Les plus intelligents étaient envoyés dans les ambassades, les plus bruyants dans les services de sécurité et les plus dociles au sommet des Etats. De cette manière, ils ont crée des structures organisées pour détruire ceux qui ne partagent pas les même idées qu’eux.
Les ONG et partis politique sont strictement réservés à leurs proches pour que le pouvoir et la richesse soient dans la même cours. Les manipulations populaires sont mises à contribution à travers le régionalisme, l’ethnocentrisme, les conflits religieux et surtout la délation, la répression… pour museler leur peuple et le réduire à la soumission totale.
Ce qui reste inimaginable, c’est la manière avec laquelle ces gens traitent leurs frères et sœurs qu’ils sont sensés servir et protéger. Ignorant totalement la souffrance physique, morale et psychique de leur peuple. Le désœuvrement qu’ils causent avec les voles des biens publiques et privées qui est la source de drame dans toutes les familles même les leurs. Ils savent bien que ces richesses mal acquises ne servent qu’à voiler leur propre souffrance.
Menant une vie éphémère faite du sang des accidentés de route, des enfants affamés, des femmes enceintes dans la douleur, des familles croupissant dans la misère, des jeunes livrés à la prostitution et le désespoir, des personnes envoyées aux cimetières sans raison divine… des vies gâchées. Sans oublier les fonctionnaires à la retraite qui meurent juste après l’interruption du payement des salaires dus. Il suffit d’écouter la rubrique nécrologique à la Radio National pour réaliser les dégâts. Vous entendrez le muezzin de cette radio suprême égrener un à un « madame telle morte de suite de courte maladie, monsieur tel, mort de suite de courte maladie ».
La cause est bien connue de tous, c’est la mauvaise gouvernance. Cette irresponsabilité est si grande qu’ils laissent des générations payer leurs forfaitures. Ils savent combien de fois leur sommeil est taché de cauchemars et que leur vie est une illusion sans lendemain.
Ils ne se soucient même pas des innocents dans leurs familles qui doivent porter ces lourds fardeaux. C’est une malédiction qu’il faut arrêter à la source en établissant la même justice pour tous.
Le sport et la religion sont mis à contribution pour entretenir un statu quo permanent. Ils politisent les lieux de culte, corrompent les serviteurs de Dieu, égarent leur peuple, encourage l’abus... Ils se partagent tous les pouvoirs entre famille et amis.
Il est facile de voir que le frère d’un Ministre est Général, son oncle Inspecteur Général des Impôts, son cousin Ambassadeur Plénipotentiaire, sa tante Directrice des opérations à la Banque centrale, son neveu Secrétaire à la Chambre de Commerce, son ami Opposant Politique, sa belle Organisatrice Social, son mentor Président de Tribunal … Ils asphyxient tous les secteurs d’activités, contrôle la vie des citoyens à l’intérieur et à l’extérieur du pays.
Des diviseurs de communauté tapis sous l’ombre d’organisations actives liés aux Ambassades malmènent notre Diaspora sur laquelle repose d’immense espoir. Ces individus mal intentionnés progressent dans la médiocrité, la jalousie, la délation, la manipulation… aux services des pouvoirs publics de leurs pays. Ils sont leurs yeux et oreilles à l’étranger. Des rapports secrets sur telle ou tel, vidéos et audio de réunions… sont envoyer au pays sous pli Diplomatique.
Ainsi, ils répertorient les membres de leurs communautés, décident qui sera arrêté et pour quoi, manipulent des gens qui seront directement emprisonnés à leurs arrivé au pays. Ils n’hésiteront pas à mettre ceux qui résistent à leurs tentations en conflit avec les lois des pays hôtes.
Ils compromettent leurs frères et sœurs par des rumeurs telle qu’être criminel recherché au pays, violeur d’enfants… Il y a matière à réfléchir sur la situation de la Diaspora Africaine.
Nous devons nous soucier de la place qu’occupera l’Afrique dans la guerre énergétique mondiale. La guerre froide a totalement défavorisé notre continent avec son milliard d’habitant et ses indispensables ressources. Nous sommes obliger de nous rallier aux autres pour bénéficier de quelques garantis. Nous sommes écartés en tant qu’humain de la géopolitique mondiale.
L’Afrique n’a aucun moyen de protéger son peuple. Ni droit de veto ni avantage stratégique pour les futures générations. Les intérêts se partagent entre partenaires politiques discriminants le peuple qui paye de sa vie des implantations sauvages d’industries sans protection environnementale. Et c’est cela, qu’on appel haut et fort partenariat gagnant-gagnant. Cela ressemble trop à de l’esclavage.
Des populations déplacées avec force, un environnement souillé sans possibilité de soins pour les citoyens, des travailleurs abandonnés sans sécurités sociales, des élections répressives, des villes poussiéreuses sans eau, sans électricités, sans nourritures, une jeunesse sans espoir…. Trop c’est trop.
Apres le goût du sucre, l’effet du miroir, le son de la radio… Nous avons connu la terreur de la guerre, les soulèvements ethniques et religieux… qui se sont soldés par des drames aux seins de notre peuple. Pourtant, nous sommes du même monde. C’est le même sang qui coule pour tous.
Quelle sont ces leçons que nous n’arriverons pas à comprendre ?
Ce sont des souffrances à répétition.
Nous avons besoins de s’arrêter et de comprendre le monde en tant qu’Africain et descendant d’Afrique. S’il y a une réalité qui nous lie le plus c’est celle de la misère et de l’hostilité. Haïti qui est le phare du peuple noir est complètement abandonné et humilié. Ce qui ce passe dans ce pays et d’autres ont un lien avec ce qui ce passe en Afrique.
La haine qui est la résultante de l’incompréhension n’a plus raison d’être. Elle doit nous donner la force et le courage d’aller en avant. Nous sommes des parents au destin commun où que nous soyons. Il est nécessaire de tisser des relations pour combattre les problèmes qui nous sont propres.
L’illettrisme, la criminalité, la misère, la désunion, la lamentation… peuvent être vaincus. Il suffit de prendre la bonne décision qui servira la communauté. Personne ne pourra combattre nos maux mieux que nous. Nous sommes les seules capable de comprendre nos douleurs. Nous pouvons commencer par apprendre à lire et à écrire à notre peuple. Donner en exigeant seulement la réussite et rien d’autre.
Quand l’injustice devient un ordre établit, le pouvoir doit appartenir à la rue et l’insoumission la règle! Tout cela avec intelligence, sans violence, dans le contrôle en évitant les provocations et en maîtrisant les traîtres. Il y aura aussi toujours les gens qui auront les jambes lourdes pour aller vers la prospérité.
Ces derniers sont comme des éléphants, il faut marcher avec eux jusqu’où ils s’arrêtent nous ne pourrons rien faire pour eux. Ce qu’il ne faut jamais accepter c’est d’offrir à l’ennemi du peuple un moyen de justifié sa barbarie contre nous.
Soyons humain, laissons l’animosité à ceux qui on vraiment besoin d’être dresser. Refusons que l’enfant du pauvre soit condamné dès sa naissance à mourir pauvre quelle que soit sa longévité.
Chacun d’entre nous doit œuvrer pour que le confort d’être citoyen offre la même chance à tous les enfants peu importent leurs origines, religions, leurs langues, leurs ethnies, leurs handicaps…
Pour cela nous devons d’abord changer notre attitude envers les femmes, les jeunes filles et les enfants. Leur chosification n’apporte que de l’injustice et toujours plus de malheur. Prendre aussi ses enfants pour des vaches à lait ou des esclaves accentuent le traumatisme social. L’excision, mariage forcé, polygamie, irresponsabilité parentale… doivent être de vieux souvenirs. Toutes ces pratiques entravent l’organisation de notre société.
L’éducation est un moyen essentiel pour réduire la faiblesse de cette majorité de notre peuple. Apprendre à lire et à écrire peut transformer des vies, pour le meilleur.
Mettons aussi l’esclavage et la colonisation dans nos musées et livres d’histoires pour faire face aux réalités mondiales. Nous sommes membres à part entière de l’humanité et non des auxiliaires indésirables. Il faut déchaîner la nouvelle génération. Le vent de la prospérité doit enfin souffler.
La joie doit garnir nos cœurs et nos visages. Mais, nous devons travailler pour cela nuit et jour sans relace. La fatigue doit être notre ennemi. Nous savons bien, qu’il faut d’abord planter un arbre, l’arroser, le soigner pour récolter un jour ses fruits. Dès lors nous compterons et ne serons jamais compter comme du bétail.
L’Afrique du 21eme siècle est comme une vieille fille qui n’arrive toujours pas à se marier à cause des tractations familiales. Ses prétendants désirent l’utiliser et non l’aimer. Sa famille qui ne s’est jamais occuper d’elle veut s’en débarrasser.
Pourtant, elle ne manque que de soins, d’attentions et surtout de paix intérieures. Elle n’a connu que d’horreur et de déshonneur qui hante son existence. On ne lui à jamais demander son avis.
Elle est inquiète, son âge avance et elle risque ne pas connaître la joie d’être mère dans une famille harmonieuse. Elle craint que ses futures enfants ne soient abandonnées dans un monde de déséquilibre mental où le désir sera plus fort que la raison. Et où l’exploitation du faible sera institutionnalisée.
Les enfants d’Afrique doivent œuvrer ensemble pour que cette fille soit belle, ses plais cicatrisé, ses larmes essuyées, son corps paré des meilleurs bijoux, son ventre plein de bonnes nourritures et enfin qu’elle retrouve la paix dans sa famille et dans son cœur.
Ce continent constitue une source inimaginable de richesse que ses enfants ignorent et peine à découvrir. Un milliard de personne à nourrir, à habiller, à soigner, à loger, à transporter, à scolariser, à entretenir…
En ce jour, il n’y a aucune place au monde qui offre une meilleure opportunité dans tous les domaines comme l’Afrique. Tout est à faire. C’est le nouveau monde. La gestion informelle de nos ressources doit céder sa place à une industrialisation saine. L’industrialisation étant un processus de transformation doit inclure la volonté d’associé les efforts dans un cadre transparent.
Ainsi, un financier peu s’associer à un ingénieur et d’autre professionnel selon les besoins de l’activité en question pour bâtir une structure dont les produits feront une fierté mondiale. Ce n’est pas facile mais nous devons nous y habituer si nous voulons le confort.
La formation professionnelle doit être une réalité pour faire face aux besoins dans le long terme. Sans structure de base, les investisseurs qui apporteront les fonds, la main d’œuvre, le matériel, la stratégie ne négocieront jamais à moindre profit. La perte sera toujours de notre coté et cela aura un impact social très grave sur nos populations et l’avenir politique de nos chers pays.
Nous devons trouver les moyens de développer tous les secteurs d’activités. Par exemple le pèlerinage est réservé seulement à ceux qui ont les moyens. Et cela se fait dans les pays en dehors de nos frontières.
C’est une énorme perte pour nos communautés qui cotisent pour un voyage qui ressemble trop à du tourisme. Nous avons l’obligation de créer des lieux saints pour que le pauvre aussi puisse s’adresser à Dieu. Cela offrira du travail à plusieurs personnes et empêchera que nos prières soient transportées à nos frais dans des pays qui ont dépassé le seuil de richesse.
Il y a aussi un conflit diabolique entre la sorcellerie et le savoir Africain. Cela est né de la frustration qu’ont ceux qui rejettent notre savoir, par ignorance.
Si les Africains savaient l’immensité et la pratique du savoir qui est à leur porté, ils seront, tous, fier d’être appelé sorcier. C’est un honneur frappé d’un double savoir, normal et paranormal. N’oublions pas que nos parents ont survécu à l’esclavage et la colonisation grâce à ce savoir qui existe depuis la nuit des temps. Ce savoir est le fondement même de la science, la religion et du pouvoir.
D’ailleurs, ils sont indissociables. Allez voir les pratiques des services secrets ou les sectes qui gouvernent le monde. Leur mode opératoire est totalement lié à nos pratiques.
Pourquoi nous sommes livrés à des lamentations quand tout est à notre porter ?
Pourquoi aidons-nous les pouvoirs qui réduisent nos peuples à l’Etat de zombi ?
Il n’y a dans aucune culture, à part la notre, où une personne a les moyens de faire le tour du monde en moins de six heures. Arrêtons de diaboliser telle ou tel pour son savoir. Quand vous isolez une personne ou un groupe nous devons automatiquement attendre les effets légitimes de leurs ripostes !
Nos sorciers doivent obtenir l’attention de tous pour qu’ils puissent partager cet inestimable savoir. Ils doivent sortir du mutisme dans lequel nous les avons long temps mis. Comme tous chefs d’entreprises, ils méritent faire leurs affaires tout en respectant des engagements moraux vis-à-vis du peuple.
De cette manière, ils seront moins discriminés et abusés. La réussite de leur intégration sociale offrira non seulement une vaste source de revenu mais aussi source inaliénable d’identité et de savoir.
La langue, le métier, la religion, la raison, la richesse, le savoir … sont universels et n’appartient qu’à celui qui sait s’en servir. Le pouvoir quant à lui est un honneur et non un droit. Personne n’est né avec une couronne, c’est le peuple qui en fabrique et qui est garant.
Enfin, résister de nos jours c’est faire face au présent tout en préparant l’avenir des nouvelles générations. C’est un défi permanent devant les enjeux mondiaux. Le développement de l’Afrique passera par la transformation sociale qui dépend de la gestion des affaires publiques et privées.
La restauration identitaire passera quand à elle par la combinaison d’un savoir ancestral et du moderne sans oublier la mobilisation de la famille Africaine (l’Afrique et ses descendants). La réunification de l’esprit de nos ancêtres effacera l’agonie de notre peuple. Nous devons ouvrir une nouvelle page de notre histoire, ensemble.
Ceci n’est pas un appel à la violence mais une lutte pour un monde juste. Il faut aussi retenir que ce n’est pas une lutte entre blanc et noir. Car Dieu seul sait qui est noir et qui est blanc, aujourd’hui.
Seule la misère, l’obscurantisme, l’ignorance sont totalement noire. On gagnera plus avec la paix et l’éducation qu’avec cet animal qu’on appel violence. Mettons en valeurs ce que nous disposons.
Actuellement, nos richesses ressemblent plus à l’or des grenouilles. Elles ne nous servent pas du tout. Nous avons l’or, le diamant… et restons sans parures. Nos cotons nous déshabillent. Nos cafés nous endorment. Nos minerais nous tus. Nos banques nous appauvrissent. Nos hôpitaux nous handicaps. Nos terres nous affament.
Nos eaux nous empoisonnent. Nos médias publics nous mentent. Nos gouvernants nous manipulent. Descendons de ce train de malheurs. Empruntons celui de la justice, du travail et de la prospérité. Comprenons que ce monde est un ensemble indissociable. Chacun à besoin de l’autre. Les partenariats gagnant-gagnant doivent inclure les peuples pas seulement des intérêts politiques.
L’ordre juridique Africain ne doit plus importer des lois en conflit avec nos réalités. Notre adaptation devra tenir compte de notre histoire, notre savoir, nos modes de vie pour faire face directement à l’utilisation objective des prémisses du monde moderne. Sans cela, nous serons toujours suspendus au Sud de ce monde avec son désavantage composé de malaria, sida, pauvreté excessive… Le monde évolue trop vite, engageons-nous dès maintenant.
Retenons que sortir de l’enfer ne veut pas absolument dire qu’on va au paradis. Si les traces du quotidien s’effacent aux grés du temps, l’histoire des peuples quant à elle se façonne par l’audace et le courage de ses constituants.
L’exercice du pouvoir requiert une grande lucidité et de compétence. Ceci est obligatoire surtout quand il s’agit de prendre des décisions pour un peuple qui a connu la soumission, la privation et le libertinage.
Le caractère symbolique de la gestion politique n’est pas une fin en soit mais un moyen par lequel l’histoire distinguera les grands hommes qui influencent des peuples et des peuples qui défient leur temps.
Ainsi il dépendra de la volonté commune pour changer un désordre organisé en faveur d’un ordre voulu. De ce fait, l’implantation d’un nouveau système politique, économique et social déterminera les orientations et les échéances des objectifs visés.
Merci,
Souleymane Bah (USA)
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