Guinée : Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève le défi
11 juillet 2005
La transition se négocie et c'est maintenant ou jamais.
Cher(e)s frères et soeurs, cher(e)s compatriotes
En ce qui me concerne, j'ai été très ému par le retour du professeur Alpha Condé et les évènements liés à ce retour en Guinée.
Tous ces militants aussi dévoués que par le passé, toute cette structure aussi solide que par le passé et le professeur Alpha lui-même a compris du coup que c'est vraiment possible de faire quelque chose.
Très cher(e)s compatriotes, croyez moi que rien n'est plus émouvant que de se retrouver après 3 ans d'absence avec ses militants, ceux qui partagent nos idées et qui deviennent de plus en plus nombreux. Nous pouvons donc imaginer un peu ce qu'a pu ressentir le leader du RPG.
Nous disons donc bravo le RPG, bravo Mr Alpha Condé.
Aussi disons-nous bravo au gouvernement et le premier ministre guinéen qui ont su se retenir au moment où la crise sociale est au point de faire des erreurs pouvant entraver les reformes démocratiques quoi que plus imaginaires que réels, pas seulement pour cela mais aussi et surtout pour la rediffusion de l'évènement par les chaînes nationales.
Croyez moi chers compatriotes ceci est presque une révolution, si seulement ça pouvait continuer ainsi !
Bravo encore une fois au gouvernement et le premier ministre de la Guinée !
Pour revenir au retour du professeur Alpha Condé, nous voyons bien chers frères et soeurs que tout ce qui manque c'est le PARDON, la COHESION et l'UNION.
Comment cela?
Si, pour prendre l'exemple du professeur Alpha Condé, en coordination avec le FRAD, celui-ci pouvait se rendre pas seulement en basse côte, mais aussi au Fouta et en Guinée forestière faire ses meeting en compagnie des membres et leaders du FRAD, aussi réciproquement, je parie que cela serait la vraie révolution.
Tout ceci suppose d'abord une même vision entre leaders politiques. Donc FUSION ! L’UNITÉ d’action pour obtenir un meilleur résultat est une urgence aujourd’hui.
Voyez vous chers compatriotes, ne nous crevons pas les yeux, tout ce qui manque c'est l'union et cette union ce sont nos leaders politiques en premiers qui doivent l'incarner. C'est vrai que c'est le multipartisme, la liberté d'expression, les projets politiques, ... mais en Guinée pour l'instant c'est un changement qu'on recherche contre une dictature, contre un système fortement enraciné afin de rompre définitivement avec ce passé qui ne fini de nous retenir et de nous anéantir.
Ne dit-on pas que « un dictateur n’a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi », mais un peuple uni.
Très chers compatriotes, chers frères et soeurs guinéens c'est claire que nos structures sociales, politiques très ethnocentriques sont les véritables obstacles à tout changement.
On pourra continuer à croire que c'est réellement le siège présidentiel l'obsession de beaucoup, dans ce cas le peuple continuera à vivre les conséquences de cette sournoiserie au sommet.
Pourquoi ne nous dépassons nous pas enfin?
Pourquoi ne nous pardonnons nous pas les uns les autres?
Pourquoi l'harmonie nous effraie-t-elle autant?
Pourquoi mettre le peuple au second plan?
C'est vrai que le passé de la Guinée n'est pas joli à raconter, mais mon Dieu! La vengeance ne sera jamais la solution.
Au moment où les militants sont prêts, où chaque leader se fait visiblement plus ou moins, écouter, c'est le moment idéal de cultiver cette idée de FUSION entre militants de différents partis, leurs faire comprendre que tous nous avons le même but qui est le bon changement.
Ainsi, nous assisterons à des meetings combinés où chacun pourra s'exprimer, c'est en ce moment que nous allons penser à organiser des journées de réconciliation nationale.
Je reste convaincu chers compatriotes qu’au moment où nous assisterons à des évènements pareils, nous aurons enfin le changement en main. Sinon................
De même, comme j'ose le penser, avec l'Etat guinéen, il faudrait agir passivement, avec souplesse."Ce qui est fait est fait, essayons de sauver ensemble ce qui reste à faire".
Et quand je parle de l'Etat guinéen, j'exclu tout les prostitués intellectuels qui savent ce qui ne va pas mais qui se cantonnent là et volent pour satisfaire leurs seules familles, leurs intérêts personnels.
Je parle de l'armée. Je sais que ce n'est pas du tout du gâteaux mais il faut bien négocier, il faudrait que cette vaillante armée s'efface cette illusion à savoir "qu'après un régime militaire, il n'y aura plus rien pour elle".
Au contraire, elle sera très active dans le changement et les futures reformes ; l'armée c'est quand même l'une des professions les plus nobles d'un pays: une armée saine bien sûre.
Alors il faudrait chers compatriotes, agir au fin négociateur, éviter de passer tout le temps par le dos de l’armée et l'inclure carrément dans nos projets politiques. C’est vrai que cette armée ne voit rien et n'entend rien, mais elle obéit aux ordres. Qui sont alors les donneurs d'ordres?
La Guinée doit épouser l’idée d’une « transition sans effusion de sang », je crois que c’est la meilleure solution. Il faudrait que la Guinée, les guinéennes et guinéens montrent l'exemple comme ils l'ont fait il y a 47 ans pour son indépendance, d'un changement dont le model prévaudra dans d'autres contrées.
La clé de ce changement passe par une véritable Union NATIONALE.
Vive la voix de la jeunesse, vive la fusion, vive l'union nationale pour que vive la GUINEE.
Que Dieu nous guide sur la bonne voie.
Analyse de M Mamadou Oury Diallo
Etudiant à ESIG-RABAT
ROYAUME DU MAROC
e-mail: chicodiallo@yahoo.fr
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